Le mot du Père Maroteaux au terme des quinze jours de mission

Nous n’avons pas fini de découvrir des fruits à ces quinze jours de mission dans notre paroisse de Saint-Symphorien !
Le Seigneur était vraiment à l’œuvre : le porte à porte, le café du parvis, les repas de quartier... ont permis de dialoguer avec beaucoup, de tisser des liens nouveaux...
La prière et la présence des reliques de sainte Thérèse, les rencontres avec des témoins percutants comme Ladji Diallo, Thierry Bizot, les spectacles...
La présence joyeuse des jeunes de l’Ecole de mission de Paray... La joie visible de nous retrouver plus de 1300 à Sainte-Geneviève autour de notre évêque dimanche dernier...
Tout cela a marqué les esprits et les cœurs de beaucoup, a permis aux paroissiens de nouer des liens plus profonds, et a donné aussi aux prêtres d’admirer des charismes méconnus chez leurs paroissiens !
Mais ces deux semaines ne mettent pas fin à l’urgence de l’annonce de l’Evangile à nos frères !
Ces initiatives multiples il nous faut les prolonger avec imagination ; ces liens tissés il nous faut maintenant les poursuivre.
Nous nous retrouverons d’ailleurs le dimanche 14 octobre, pour rendre grâce pour ce temps de mission à Lisieux
et pour inviter largement autour de nous à confier auprès de sainte Thérèse les intentions de prière de notre quartier et de nos proches.
Ce n’est qu’un début ! Notre mission de baptisé continue !
Père Etienne Maroteaux
Voir la vidéo de la Mission des jeunes de l’ESM :

PROCHAINE ETAPE : PÈLERINAGE A LISIEUX, le 14 OCTOBRE 2012
Les quinze jours de la mission sont maintenant terminés.
Nous confions notre paroisse à Dieu pour qu’après ce temps de "semailles", la mobilisation ne retombe pas et que chaque paroissien garde toute son attention à ses voisins, restant des "paraboles de l’amour de Dieu", comme nous y a invités notre évêque, Monseigneur Aumonier.
A la rentrée, nous sommes invités par le Père Maroteaux à rendre la politesse à sainte Thérèse de Lisieux, venue en visite chez nous nous soutenir dans la mission, par un pèlerinage paroissial à Lisieux, dimanche 14 octobre 2012.
Nous nous proposons d’aller sur les pas de sainte Thérèse de Lisieux, puisqu’elle est venue à Saint-Symphorien pour notre mission paroissiale...
Un dimanche de pèlerinage à Lisieux pour écouter Thérèse nous parler de la
miséricorde infinie du Père pour chacun de nous : elle nous conduira au Christ
par son chemin d’abandon et son invitation à devenir comme des enfants.
Ce sera pour nous l’occasion de confier à son intercession les prières de chacun et celles de nos proches.
Sainte Thérèse de Lisieux nous donne donc rendez-vous le dimanche
14 octobre. Père Etienne Maroteaux
N’hésitez pas à vous inscrire dès maintenant à l’accueil du presbytère.
Ou en téléchargeant le bulletin d’inscription suivant
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE DIMANCHE 17 JUIN : RENDONS GRACE À DIEU !
"Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter ton nom, Dieu très haut, d’annoncer dès le matin ton amour, ta fidélité au long des nuits." (Ps 91)
C’est sous un soleil resplendissant que s’achève notre mission dans le parc de l’école Sainte Geneviève, ce dimanche matin. Une messe d’action de grâce réunissant tous les paroissiens, présidée par Monseigneur Aumonier a rassemblé plus d’un millier de personnes. Puis un barbecue festif de plus de 400 repas a été servi : il ne restait plus rien !
L’évangile de ce jour est providentiel : les paraboles de la semence et du grain de moutarde, utilisées par Jésus pour expliquer à la foule ce qu’ "Il en est du règne de Dieu". La comparaison avec le temps de mission que nous avons vécu est lumineux. La Mission a semé pendant quinze jours quelques menues graines, qui nous l’espérons germeront au coeur des habitants du quartier.
Monseigneur Aumonier, lors de son homélie, a particulièrement insisté sur le fait qu’une bonne image vaut mieux que des explications maladroites pour expliquer notre foi à nos contemporains.
Partant du verset de l’évangile en Mc 4, 34 : "Il ne leur disait rien sans employer de parabole, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.", notre évêque nous précise que Jésus parlait en parabole à la foule pour lui dire combien "le Père des cieux était cent mille fois plus grand, plus beau qu’on ne pouvait l’imaginer". Mgr Aumonier poursuit en nous expliquant que "nous sommes tous des disciples de Jésus", et ainsi, que "Jésus nous explique les paraboles toute notre vie. A nous de nous laisser faire, dans la prière, par la pédagogie de Jésus, qui nous fait entrer dans le mystère de Dieu."
Puis, notre évêque nous invite à "faire découvrir à nos contemporains, auprès desquels" nous avons "été envoyés en mission, ce que leur coeur cherche.". Il nous en donne le moyen : "Jésus vous dit : Parlez en paraboles, vous saurez trouver les images et les mots qui seront parlants. En vous laissant aimer par Dieu, vous trouverez les images."
Le père évêque nous invite aussi à "être des paraboles", car "Jésus est parabole du père", par ses actions, ses paroles, ses guérisons. "Par son humanité, il est le signe et la présence de Dieu, il est une parabole vivante. Dans une certaine mesure les saints sont aussi une parabole vivante."
A nous donc d’être "des personnes habitées, aimantes, désintéressées, pleines d’une joie profonde", qui, "comme une image, indiquent que la source est le Père des cieux, par la joie qu’il donne et la charité qu’il met en nos coeurs".
Et Mgr Aumonier conclut en nous appelant à "la communion fraternelle, nous pardonner, nous faire confiance, refuser de laisser la place à la jalousie, la médisance, la calomnie, le soupçon" entre nous qui "peut faire que nous constituions un signe de l’amour de Dieu."
Après l’Eucharistie, le père Maroteaux a remercié chaleureusement la direction de l’école Ste Geneviève, qui nous accueille en ce jour, les acteurs de la Mission, ceux de la fête paroissiale ainsi que les membres de l’équipe d’animation paroissiale qui oeuvrent toute l’année au côté des prêtres.
Puis, a suivi la traditionnelle remise des croix aux servants d’autel. Cette année, cet honneur leur a été rendu par l’évêque en personne, qui leur a passé au cou leur nouvelle croix !
Après la bénédiction finale, l’apéritif a été offert par la paroisse, et un beau lâcher de ballon, mis en oeuvre par les scouts, permet de porter la "Mission Saint Symphorien" vers d’autres cieux !
Enfin, après de joyeuses queues aux stands repas, gâteaux, boissons et café, chacun a pu goûter au délicieux barbecue concocté par l’équipe Animation-Rencontre : 400 plateaux-repas fournis et apprêtés, sans compter l’installation des stands et de l’estrade !
Toute l’après-midi, les paroissiens ont profité du soleil et du parc, et les enfants des terrains de foot, badminton mis à leur disposition. Difficile de se décider à repartir...
Les premières photos de la fête paroissiale

COUP DE PROJECTEUR SUR L’ÉDITORIAL DE NOTRE DIACRE, ANTOINE BERGER
Feu de paille ou semaille ?
Après trois dimanches de fêtes solennelles, Pentecôte, Sainte Trinité et Saint-Sacrement, nous retrouvons aujourd’hui un dimanche du « temps ordinaire »… Après deux semaines d’une extraordinaire mission paroissiale, retrouverons- nous demain une vie paroissiale « ordinaire » ? Cette fête d’été d’aujourd’hui marque-t-elle vraiment la clôture de la mission et le retour à nos bonnes petites habitudes ?
Relisons l’événement. Ce souffle mystérieux qui souleva notre paroisse, d’où venait-il ? Ce déferlement de chants de louange au rythme du tambourin et des bras levés au ciel, ce silence profond de la prière intime devant le Christ exposé à nos regards dans l’hostie devenue son corps, cette joie étrange de la rencontre avec des inconnus visités à domicile, souvent surpris, parfois indifférents, ou bien tellement heureux, ces témoignages percutants de nos invités d’un soir, ces yeux pétillants des enfants subjugués par la joie de leurs grands aînés, ces repas partagés avec nos voisins de quartier, cet accueil de sainte Thérèse, patronne des missions, tout cela et tout le reste ne serait-t-il qu’un « feu de paille » ?
En ce dimanche de retour au temps ordinaire, l’Évangile nous apporte à point nommé la réponse. Le Royaume de Dieu est comparable à un homme qui sème le grain dans son champ ou à une graine que l’on sème en terre. La semence cachée au fond des sillons germera, grandira et deviendra blé ou arbre. Ainsi fut la mission : un temps privilégié de « semailles » ! Ouvriers du Seigneur, mus par le souffle imprévisible de l’Esprit Saint, nous avons grand ouvert nos portes, nous sommes sortis hors de nos murs pour des rencontres à l’improviste, nous avons accueilli sur le parvis de l’église le passant intrigué, pour semer dans les coeurs cette graine de l’Amour que l’Esprit fera fructifier. Et nous-mêmes, au tréfonds de notre être, nous en avons reçu notre part. Cette mission ne sera pas un feu de paille, elle fut un temps de semailles !

L’ENTRETIEN DU JOUR : trois questions à Monseigneur Eric AUMONIER
Equipe du site : Notre curé, le Père Maroteaux, nous a envoyés en mission. Que pensez-vous de cette démarche vécue dans notre paroisse ?
Mgr Eric Aumonier : J’ai pu constater que vous avez transmis la joie de la foi à des personnes de votre quartier que vous ne connaissiez pas. Transmettre sa foi, c’est important et ça donne aussi de la joie aux missionnaires.
E.S. : Comment s’inscrit la mission dans la démarche synodale ?
Mgr E.A. : Par le synode j’ai souhaité que nous fassions une démarche de conversion pour retrouver la foi baptismale. Cette foi baptismale se manifeste dans le témoignage de l’amour de Dieu, dans l’annonce de l’évangile et dans l’attention aux plus pauvres. C’est exactement ce que vous avez mis en oeuvre à travers la Mission.
E.S. : Quel est le sens de votre visite pastorale aujourd’hui ?
Mgr E.A. : L’une des caractéristiques de la mission d’un évêque est d’encourager, de transmettre à ses diocésains les encouragements du Seigneur qui est heureux de cette initiative. Votre communauté est dans la joie : c’est un signe de la beauté de cette Mission.

PAROLES DE MISSIONNAIRES
"Je suis frappé par la simplicité avec laquelle le jeune de l’ESM qui m’accompagnait entrait en contact avec les personnes visitées et leur parlait de Dieu. Les gens sont prêts à parler de Dieu : il y a beaucoup plus d’attente que nous ne le pensons. Il faut maintenant que l’Esprit Saint agisse. J’ai aimé aussi que l’on nous invite à prier non seulement après les rencontres mais aussi avant : cela rejoint tout à fait "la prière de l’escalier" qui est pratiquée dans les conférences Saint Vincent de Paul." Jacques (équipe des rencontres à domicile)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LA PRIERE ET L’ADORATION
La Mission n’a été possible que parce qu’elle était portée dans la prière par toute la communauté paroissiale. Confier la Mission au Saint Esprit a d’ailleurs été le souci constant de l’équipe de coordination et la rédaction de la prière de la Mission l’une des premières et plus importantes démarches.
Communautaire ou personnelle, la prière s’est exprimée de diverses manières.
La louange
Initiée par les jeunes de l’ESM et de la communauté de l’Emmanuel, la louange a réuni des paroissiens heureux de chanter la gloire de Dieu. La louange est l’un des piliers qui soutient la communauté de l’Emmanuel : "rendre sans cesse gloire à Dieu" confirme Marie-Anne. Il est vrai que ces chants entraînants remplissent le coeur de joie. Spontanément, après le départ des jeunes de l’ESM, la louange du matin s’est poursuivie, précédant la prière des laudes et tous les grands temps forts de la Mission.

Le chapelet
Dans l’église, le matin ou le soir, de fidèles paroissiens ont prié et médité le chapelet en présentant à la Sainte Vierge tous les habitants du quartier. Certes des habitudes ont été bouleversées car l’église était souvent occupée par des rassemblements, mais le lundi matin les paroissiens étaient nombreux, plus nombreux que d’habitude, à prier la Sainte Vierge.
La prière près des reliques
La présence des reliques de sainte Thérèse a attiré de nombreux priants. "Vendredi, l’église n’a pas désempli, constate Marie-José, et les gens n’étaient pas toujours du quartier. Certains sont venus de loin pour se recueillir près des reliques". "Sainte Thérèse, c’est la petite voie, confie une dame, elle nous propose un chemin de sainteté qui invite à la confiance, qui semble plus accessible que d’autres..." Aussi veillées et procession ont-elles été largement suivies.

L’adoration
Une cinquantaine d’heures d’adoration ont habité ce temps de Mission. Clarisse et Marie-José, qui avaient pris en charge l’organisation de ces temps de prière, n’ont pas eu de mal à trouver des adorateurs. "Après la messe du matin, les paroissiens qui n’étaient pas inscrits, restaient volontiers devant le Saint Sacrement", confirment-elles. Eugénie est venue pour un bref moment de prière en fin d’après-midi, mais elle est restée toute l’heure : "Le temps passe vite devant le Saint Sacrement. Proposer des temps d’adoration est une belle initiative à prolonger au-delà du temps de la Mission." Avec leurs catéchistes, les enfants ont participé aussi à cette prière.
Au coeur de la nuit d’adoration, Clarisse a pu compter près d’une dizaine de priants. Jésus n’est jamais resté seul.

La prière personnelle
"Thérèse n’est pas sortie de son carmel et pourtant elle a été déclarée patronne de la Mission", a rappellé le Père Maroteaux devant les reliques. La mission a aussi été portée, dans le secret des coeurs, par toutes les prières personnelles, connues de Dieu seul. Si certains paroissiens n’ont pas pu participer physiquement à la Mission, ils y ont contribué par leur discrète prière. Ainsi Soeur Jo affirme-t-elle : "De chez moi, je prie pour vous." Que tous ces priants soient chaleureusement remerciés.

COUP DE PROJECTEUR SUR LE SAMEDI 16 JUIN : TRANSLATION DES RELIQUES DE SAINTE THÉRESE
" Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits." (Mt 11)
Après la messe de 9h, les reliques de sainte Thérèse ont quitté l’église Saint-
Symphorien : une procession les a conduites à la chapelle des Soeurs Servantes du Sacré-Coeur de Jésus. Avant le départ, le Père Maroteaux rappelle que "notre corps est appelé à la gloire de Dieu" et que "Dieu se sert de nos faiblesses pour faire éclater sa gloire."
"Ce que tu as caché aux sages et aux savants tu l’as révélé aux tout petits." (Mt 11) Cet évangile de Matthieu a inspiré la petite voie à Thérèse. Le mystère du Royaume lui a été révélé par l’infinie confiance qu’elle a mise dans la miséricorde du Père.

Des chants, inspirés de sainte Thérèse, ont rythmé la marche de la procession. Dans les voitures arrêtées, les automobilistes se signent...
A l’arrivée à la chapelle le père Maroteaux cite la petite sainte :
"Oui, j’ai besoin d’un coeur, tout brûlant de tendresse
Qui reste mon appui et sans aucun retour,
Qui aime tout en moi, et même ma faiblesse,
Et ne me quitte pas ni la nuit, ni le jour."
Puis il nous invite à clore notre prière en nous tournant vers le Père : "Notre Père... et il nous rappelle que nous sommes tous invités à rendre à notre tour visite à sainte Thérèse lors du prochain pèlerinage paroissial, le 14 octobre, à Lisieux.

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PAROLES DE MISSIONNAIRES
Sur le parvis de l’église on fait des rencontres stupéfiantes. Les gens se livrent très facilement ; Je suis frappée par l’ouverture d’esprit des personnes musulmanes auxquelles je me suis adressée." Mireille (équipe d’accueil sur le parvis)
"On sent une paroisse vivante avec beaucoup de paroissiens investis et présents. Les missions ont été des temps très riches, tous différents, en fonction des jours et personnes du binôme. Mais ce que je trouve fascinant, c’est d’aller à la rencontre de tout un chacun pour l’aider à dire ce en quoi il croit ou ne croit pas. Pour l’aider à exprimer sa défiance, ses peurs, ... envers l’Eglise et tout ce qu’elle véhicule mais aussi ses questions et ses soifs de sens. Je pense que notre rôle est plus dans l’écoute active pleine de bonté, de bienveillance et d’attention que dans le dire. "Posant un regard sur lui, il l’aima." J’ai senti que parfois, le regard suffit à exprimer ce en quoi on croit, pour l’autre. A nous, au moment du parcours Alpha, de suivre le souffle de l’Esprit qui nous fera mettre les invitations dans les bonnes boîtes aux lettres... Pour qu’il y ait une suite à la mission, concrètement. Christel (équipe rencontres à domicile)
"Indépendamment de l’impact qu’aura la Mission sur le quartier, nous avons pu vivre quelque chose d’exceptionnel avec tous ces événements et l’église dont les portes étaient ouvertes matin, midi et soir. Nous avons été interpellés par cette Mission, tous, paroissiens et habitants du quartier. La Mission nous rend très joyeux : je crois que nous avons vu le chemin vers le bonheur !" Nicolas (équipe rencontres à domicile)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LA VEILLÉE MARIALE
Une belle veillée mariale a réuni enfants et adultes : devant les reliques de sainte Thérèse, en cette Solennité du Sacré Coeur de Jésus, nous pouvons prier le coeur immaculé de Marie.
Un choeur d’enfants, bien fourni, a soutenu la prière et rythmé la veillée. qui alternait prières, lectures, brefs enseignements et processions.

Les enfants en procession ont déposé au pied de la statue de la Sainte Vierge une fleur blanche, ainsi que tout ce qui habite leur coeur.
Après la lecture d’une page d’évangile, le Père Hascal s’est adressé à tous, mais en particulier aux enfants, pour présenter "une drôle de prière", celle du chapelet : "Le chapelet, c’est une prière simple, que l’on dit quand on veut simplement se confier à Dieu, par le coeur de Marie. Marie ne prend pas la place de Dieu, mais elle vient nous aider à nous tourner vers Dieu et à accueillir Jésus dans nos vies. A chaque dizaine, nous pouvons méditer un mystère, c’est à dire nous émerveiller devant un moment de la vie de Jésus."
"Pourquoi je t’aime ô Marie" : nous prions et chantons avec les mots de sainte Thérèse. Cette longue méditation est rythmée par des prières qui nous tournent vers Marie, lui présentant les prêtres, la France, le Cœur Sacré de Jésus... et se poursuit par une procession qui permet à tous de vénérer les reliques de sainte Thérèse et de déposer une intention de prière.

Le Père Maroteaux enfin introduit la prière de consécration à la Vierge : "Cette prière nous fait prendre conscience de notre baptême. Plus encore qu’une consécration à Marie, c’est une consécration par Marie. Nous nous remettons dans ses mains pour qu’elle nous remette à Dieu. Le don de Dieu est passé par Marie, alors à notre tour, nous pouvons nous donner à Dieu en passant par Marie. Se consacrer à Marie, c’est lui demander de nous aider à dire chaque jour "oui" à la volonté de Dieu."
Prière de Consécration de saint Louis-Marie Grignon de Montfort
Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie,en présence de toute la cour céleste,pour ma Mère et ma Reine.Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour,mon corps et mon âme,mes biens intérieurs et extérieurs,et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,vous laissant un entier et plein droit de disposer de moiet de tout ce qui m’appartient sans exception,selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu,dans le temps et l’éternité.Amen.

COUP DE PROJECTEUR SUR LE VENDREDI 15 JUIN : EXPOSITION DES RELIQUES DE SAINTE THÉRÈSE
" Je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté." sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
Le reliquaire contient un ossement important du pied droit de sainte Thérèse (un scaphoïde).
Il a été réalisé pour une première ostension solennelle, le jour de Pâques 1828. Beau travail classique, rehaussé d’émaux et d’ivoires, il a été éxécuté par la maison Biais Frères et cie de Paris. La statue de bronze dorée, réplique de la statue du cimetière de Lisieux, provient de la maison Barbedienne.
Sur chacune de ses faces ont été gravées des inscriptions symboliques :
Devant :
Quam pulchre graditur filia principis !
"Qu’elle est belle dans sa démarche la fille du prince !" (Hymne de l’Eglise)
Derrière :
Quam pulchri super monte pedes annuntiantis !
"Qu’ils sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui annonce la bonne nouvelle !" (Isaïe 52, 7)
Côté droit :
Et adorabunt vestigia pedum tuorum omnes.
" Et tous adoreront les traces de vos pas." (Isaïe 60, 14)
Côté gauche :
Ambulavit pes meus iter rectum... a juvente.
"Mes pieds ont marché sur un chemin droit... dès ma jeunesse."

PAROLES DE MISSIONNAIRES
"Cette mission nous oblige à nous réveiller, à nous intéresser aux autres, à réfléchir à ce qu’on peut faire pour faire connaître le Seigneur. C’est très beau." Clarisse (équipe d’adoration)
"C’est très bien que ce genre de mission existe car elle montre que la paroisse est active : croyants et incroyants sont invités à partager." Diane (équipe accueil de parvis)
"C’est enthousiasmant. La Mission renforce les liens, mais donne aussi la mesure de l’antichristianisme qui est à côté de nous." Marie-José (équipe adoration)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE JEUDI 14 JUIN : VEILLÉE DE PRIÈRE AUTOUR DES RELIQUES DE SAINTE THÉRÈSE
"L’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus !" sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
20h, au clocher de Saint Symphorien : voilà la "Petite Sainte de Lisieux" qui arrive incognito, avec ses deux chevaliers servants, en toute sécurité, bien installée et cachée aux regards. "Tout s’est très bien passé !" assure Jean-Jacques, "malgré un accident qui a bloqué totalement la route pendant une demi-heure au tout début !". Attestation d’assurance contre attestation de propriété, le recteur de la Basilique Sainte Thérèse de Lisieux a remis aux paroissiens le "petit" reliquaire contenant un ossement du pied de Sainte Thérèse.
Sorti de son carrosse, le reliquaire est accueilli par le père Maroteaux à la porte de l’église et mené en procession jusqu’au devant de l’autel, où son écrin de roses l’attend.

"Thérèse nous apprend à être simple avec Dieu. Comme elle, nous savons que Dieu agit dans nos faiblesses. Thérèse n’est pas importante en elle-même, mais parce qu’elle nous conduit au Christ. C’est cela la grandeur de Thérèse.", nous enseigne le père.
Nous écoutons l’hymne à la charité de St Paul aux Corinthiens, puis un passage de l’Histoire d’une âme, où la jeune carmélite de Lisieux expose sa petite voie de sainteté.
Puis le père Maroteaux introduit la vénération des reliques. "Les reliques sont les restes humbles d’hommes qui ont suivi le Christ. Avec leurs corps, ils ont aimé. Avec leur corps ils ont été saints, avec leurs mains, avec leurs gestes, avec leur parole, par leurs souffrances, par leur amour. Ces restes modestes, nous disent que dieu se sert de notre faiblesse pour montrer sa grandeur. Ces reliques sont là pour nous conduire à Dieu."
Puis il cite Benoît XVI :"L’Église n’oublie pas qu’il s’agit certes de pauvres ossements humains, mais d’ossements qui appartenaient à des personnes visitées par la puissance transcendante de Dieu. Les reliques des saints sont des traces de la présence invisible mais réelle qui illumine les ténèbres du monde, manifestant que le règne de Dieu est au-dedans de nous."
Le père relève avec humour, que ce que nous vénérons est un os du pied de la sainte, qui n’a jamais été plus loin que son carmel, mais qui est pourtant patronne des missions ! "Thérèse voulait sauver les âmes, et c’est par la prière qu’elle l’a fait. Quelque soit notre situation, nous pouvons aussi être missionnaire."
" Ô Jésus ! Les oeuvres éclatantes me sont interdites, je ne puis prêcher l’Évangile, verser mon sang ... Qu’importe ? Mes frères travaillent à ma place, et moi, petit enfant, je me tiens tout près du Trône Royal, j’aime pour ceux qui combattent.", a écrit Thérèse à la fin de sa vie.
Au moment de vénérer ses reliques par un geste respectueux venant de notre coeur, nous prions Sainte Thérèse de nous donner :
la grâce d’être conduits par elle au Christ,
la grâce de recevoir la force d’être missionnaire là où nous sommes,
la grâce d’être missionnaires humblement, mais avec courage.
La veillée de vénération s’achève avec l’exposition du Saint Sacrement, qui restera à l’adoration des paroissiens tout au long de la nuit.


COUP DE PROJECTEUR SUR LE JEUDI 14 JUIN : SAINTE THÉRESE DE L’ENFANT JÉSUS VA ARRIVER À VERSAILLES...
" Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre." sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
Ce matin, dès la fin de l’adoration, Dominique, Clarisse et Hélène s’affairent en sacristie, où de nombreuses fleurs jonchent le sol. Ce sont les dons des paroissiens, les fleurs de leurs jardins, offertes à la "Petite Thérèse" qui vient s’installer chez nous ce soir.

De splendides et odorants bouquets vont l’accueillir !

Il est 14h ; Benoît et Jean-Jacques se sont donné rendez-vous sur le parvis de l’église. Au sein de la Mission Saint-Symphorien ils ont accepté une mission un peu particulière : aller à Lisieux chercher les reliques de sainte Thérèse... Mission de confiance dont ils s’acquittent avec beaucoup de joie ! C’est grâce à eux que sainte Thérèse sera présente dans notre église dès ce soir et jusqu’à samedi.
"Thérèse, c’est la confiance et la joie ! J’aime beaucoup sainte Thérèse, sa simplicité, sa cofiance. Elle nous apprend à regarder nos faiblesses sans nous décourager. C’est la première fois que je vais à Lisieux et j’en suis profondément heureux !" Benoît
"En ce qui me concerne je suis très touché de participer à cette mission car je me suis toujours senti proche de Sainte Thérèse à plusieurs titres.
Déjà au niveau géographique puisque j’ai des attaches familiales dans ce petit coin de la Normandie ; ensuite par mes parents qui ont toujours vénéré cette sainte et me l’ont fait découvrir.
Et enfin , à la lecture de ses manuscrits, où j’ai pu comprendre par la théologie de sa « petite voie » la possibilité et la simplicité de donner une valeur d’éternité à chacune de mes actions par l’amour que je mets dans les choses que je fais. Sainte Thérèse disait avant de mourir, qu’elle voulait passer son ciel à faire du bien sur la terre. Aussi, on la sent proche et accessible avec ce sentiment qu’elle pourra nous aider à conduire nos vies dans la confiance sans réserve que Dieu nous aime au-delà de tout ce que l’on peut imaginer." Jean-Jacques

PAROLES DE MISSIONNAIRES
"L’accueil me touche beaucoup : ouvrir sa porte, c’est important. Cette Mission aura donné l’occasion de connaître de façon plus approfondie et plus large les paroissiens. C’est formidable ! L’investissement des ménages qui sont dans la quarantaine est impressionnant : c’est très beau !" Marie-Magdeleine
"Les témoiganges de ces jours derniers étaient vraiment très beaux. Ce qui est extraordinaire, c’est l’état d’esprit qui anime tout le monde : un vrai courant de jeunesse qui nous secoue !" Marie-Hélène (équipe café de parvis)
"La semaine dernière, en tenant le café de parvis, j’ai abordé une jeune femme indienne, sans doute musulmane, qui habitait en Allemagne ; elle parlait mal le français et n’était en France que pour quelques jours. Nous avons tout de même échangé. Le lendemain elle était à la louange ; le surlendemain elle était encore à la louange ; et le jour d’après elle est restée à la messe. La suite est entre les mains de Dieu ! " Éléonore (équipe café de parvis)

COUP DE PROJECTEUR SUR L’ACCUEIL SUR LE PARVIS
"Qui accueille un homme juste en sa qualité d’homme juste recevra une récompense d’homme juste." (Mt 10,41)
L’équipe de l’accueil sur le parvis a été bien fidèle pendant cette quinzaine de la mission ! Tous les jours, on pouvait voir des missionnaires au "point d’interrogation" aller et venir sur la place Saint Symphorien, et le sourire aux lèvres interpeller les passants.

Chaque période d’accueil commence dans l’église près du Saint Sacrement. "Les missionnaires prient tous ensemble, confiant les personnes qu’ils vont rencontrer, et se confiant aussi à l’Esprit Saint, pour qu’ils les aide à parler, pour qu’ils soient le canal par lequel L’Esprit passe vers les personnes accueillies.", introduit Marie-José la coordinatrice

Pas de discours plaqué, ou appris par coeur, "on aborde les gens en leur demandant s’ils connaissent la mission. On leur explique que notre curé nous a envoyé pour leur dire que l’église est ouverte à tous, qu’ils peuvent venir la visiter, y prier", confie encore Marie-José. Les accueillants proposent alors de les accompagner s’ils le désirent, et demandent leur prénom, pour les confier à Dieu dans la prière.
Le plus souvent, les personnes abordées acceptent d’entrer en dialogue, et quelquefois de belles choses sont confiées au coeur et à la prière des accueillants : une souffrance, une joie, une personne aimée... D’autres fois, le refus de parler est brusque et rapide.
Dans tous les cas, une intention est notée sur le cahier de l’accueil, qui sera portée dans la prière lors de l’adoration.

Quelques témoignages :
"Je n’ai pas trouvé évident d’aller à la rencontre des gens et de les aborder. Et pourtant, certains qui paraissaient pressés et passaient en baissant les yeux, entrent, prient dans l’église, et ont même du mal à partir ! Il faudrait le faire plus souvent." Marion, accueillante
" Certaines personnes viennent chaque jour et veulent qu’on les emmène prier" Marie-José, accueillante
" Que du bonheur ! Cela répond à la demande du synode, et les gens le demandent." Sylvie, accueillante
"Je ne crois pas que le bonheur existe, ni qu’il passe par Jésus. Mais je pense tout de même que la prière est un pansement et la vie une grande cicatrice." Dominique, accueillie
"J’ai parlé de la venue de Ste Thérèse, et tout de suite, une lumière s’est allumée dans leurs yeux." Hélène, accueillante
" Un homme rencontré se disait athée, mais il m’a confié qu’il avait toujours dans sa poche le poème des pas sur le sable, deux traces, puis une dans les moments difficile. "Je te portais ", dis Dieu." Anne, accueillante
"Beaucoup de bonheur au contact des autres. Notre cœur se dilate et l’esprit saint agit en nous !" Diane, accuillante
"J’ai trouvé des moments extraordinaires car nous avons partagé des choses fortes avec des personnes qui avaient un grand besoin d’écoute, qui vivaient des choses difficiles et qui avaient besoin de le partager. De plus ce fut aussi un très bon moyen de rencontrer des personnes de la paroisse que je ne connaissais pas bien. Mais ce qui me semble le plus merveilleux maintenant c’est cette envie d’évangéliser, de partager tout le temps. Je sens une force, une envie de continuer !! " Béatrix, accueillante

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COUP DE PROJECTEUR SUR LE MERCREDI 13 JUIN : LE TÉMOIGNAGE DE LADJI DIALLO
" Je vous donnerai un coeur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. " (Ez 36,26)
La soir, dans la chapelle des Soeurs du Sacré Coeur, Ladji Diallo offre le témoignage plein de joie et d’espérance de sa vie, qui a changé du tout au tout un soir d’été dans une chapelle des Hautes Pyrénées. Le jeune musulman, caïd de banlieue, dominé par la violence, y reçoit "une masse d’amour", et en est "sorti léger et tendre".
Tout d’abord Ladji se présente comme "comédien, conteur, et chanteur, qui parcourt les chemins de France et d’ailleurs, pour être un artisan du beau. J’adore raconter des histoires, c’est mon métier !" Et il nous en donne trois beaux exemples, pleins de sagesse et d’humour :
Un homme râleur libère un bon génie, exauçant ses trois voeux les plus chers : "devenir plus intelligent", "devenir encore plus intelligent" et "avoir le maximum d’intelligence pour résoudre tous les problèmes du monde", se voit changer en... femme !
Le grammairien qui demande à un passeur de rive s’il a appris la grammaire. Non. "Alors, vous avez perdu la moitié de votre vie." Le vent se lève, le bateau se retourne, le passeur demande au grammairien s’il sait nager. Non. "Dommage, vous avez perdu toute votre vie !"
Un rabbin s’émerveille du moindre oiseau ou d’une pomme, devant un pasteur un peu agacé de ces "Béni sois-tu Seigneur de nous avoir donné...". La fiente de l’oiseau qui tombe sur le chapeau du rabbin le venge, mais le Rabbin s’exclame "Béni sois-tu Seigneur, tu n’as pas donné d’ailes aux vaches !"
Ladji est né à Paris de parents maliens musulmans pratiquants, et sa vie a basculé à l’adolescence, bien que ses "parents aient essayé de lui inculquer leurs valeurs".
Ses seules "préoccupations avec ses potes" sont " l’apparence (baskets de marque, jeans larges, capuche, démarche, regard tueur et crachant par terre)" et "envahir les autres par la peur. Une personne soutenant notre regard était un signe de provocation, elle devait montrer qu’elle était un être physiquement inférieur à nous, en baissant les yeux." Dans le cas contraire, il "était le premier à se déclencher, avec la réputation de donner des coups de boule". Pas de sens à sa vie, et en échec scolaire, il traverse la vie à coup de tête, poings et pieds. Un jour, une forte émotion le prend à voir l’une de ses victimes "si blessée", mais il a "évacué cette émotion, car c’était" pour lui "un signe de faiblesse".
L’été de ses 16 ans, il part avec ses six frères et soeurs, dans une colonie de vacances catholique, dans les Pyrénées, non loin de Lourdes et dont le directeur est un prêtre accueillant, le père Joseph. "Sept blacks ne passent pas inaperçus", pour ces premières vacances "grandioses" ! Il y est marqué par de jeunes chrétiens qui allaient à Lourdes brancarder, "heureux de croire", "remontant de Lourdes avec des chants plein la bouche". Il en observe certains "chelou" qui se lèvent en pleine nuit et entrent dans la chapelle, sans qu’il comprenne ce qu’ils y font.
Il tente alors l’expérience dans le silence de la chapelle : "Je me suis assis sur le banc près de l’autel, recroquevillé, les mains jointes, les yeux fermés", comme il l’avait vu faire par les chrétiens. "Je me sens bien" et au bout d’un temps, "une masse d’amour tombe en moi, deux grosses boules montent, et je me mets à pleurer." Il entend en lui "ouvre-toi, laisse-toi aimer, tu as du talent, n’aie pas peur".
De retour dans sa chambre, il lit la Bible et "découvre l’histoire de Jésus". "Mon coeur me brûlait pendant ce temps. Dieu n’est pas là-haut et moi en bas, et chacun vit sa vie ; il veut me donner son amour malgré les murs que j’ai mis entre nous". Ladji est "ébloui", il "veut suivre ce chemin-là" qui va le conduire au baptême à Lourdes, deux ans après, avec l’accompagnement du Père Joseph.
Cette expérience de Dieu, et la consternation des ses parents apprenant la nouvelle, lui permettent de se poser des questions sur lui : "J’ai appris à accepter les blessures que j’avais en moi." ; sur ses origines, "entrant pour la première fois en dialogue avec ses parents, s’intéressant à leur culture, respectant leur souffrance" et voyageant avec sa mère au Mali ; puis, apprenant sa langue maternelle, le bambara.
Comme il veut partager tout cela, il désire être comédien et postule pour le bac littéraire option théâtre, grâce au soutien de ses professeurs. Il entre à la fac, mais déjà à 21 ans, il vit de son métier de comédien. Cette année, grâce à son CD Fils de lumière, il a gagné le prix "Musique Chrétienne 2012" de la Procure.
A 23 ans, dans la même chapelle, il "reçoit sa femme Martine, comme un cadeau". "On s’est vu, on a vécu cela comme un appel, on s’est choisi, et on essaie de vivre notre relation de couple dans la foi." Ils ont deux enfants. "Ma foi et ma famille, sont des points d’appui où m’ancrer, car dans mon métier, on peut se perdre."
Aujourd’hui, Ladji Diallo témoigne : "La relation à Jésus vécue dans la chapelle, n’était pas un feu de paille. Elle a changé ma vie, continue à le faire, et ce n’est pas fini !".
La Mission salue et remercie cet artiste, homme de joie et homme de Dieu !
Le site de Ladji Diallo
Son disque : Fils de lumière

COUP DE PROJECTEUR SUR LE MERCREDI 13 JUIN : LE CONCERT DE LADJI DIALLO
" Moi, je donnerai gratuitement à celui qui a soif, l’eau de la source de vie " (Ap 21, 6)
C’est par un beau temps tout à fait inattendu et providentiel que l’après-midi a commencé avec le spectacle de chants et de contes de Ladji Diallo, offert par la paroisse aux enfants du quartier. Le square de la rue de Bourgogne s’est rempli doucement de familles attirées par la prestance du conteur. Sur une base de contes africains, et de fable de La Fontaine revisitée (le lièvre et la tortue), Ladji Diallo a conté quatre histoires, ponctuées d’interaction avec le jeune public. Ladji sait rendre présent chacun des personnages tiré du bestiaire de la savane avec des mimiques adaptées et une voix modulée.
Le conte du lion, libéré généreusement par un brahmane, et si peu reconnaissant, qu’il veut le dévorer, place le lièvre en sauveur, pourtant le plus faible des animaux mais qui sait utiliser son intelligence.
Le conte des deux chacals, présente la solidarité des autres animaux à l’encontre des deux amis en danger, car ils étaient touchés de leur amitié et de leur tendresse réciproque.
Le conte de la jeune fille qui veut aller à la fête pour rencontrer son seigneur Moussa est édifiant lui aussi, puisque la générosité qu’elle développe à l’égard de tous ceux qui la sollicitent, sans se décourager ou s’impatienter, lui permet de rencontrer Dieu qui lui donne de l’eau, "celui qui donne gratuitement, sans rien demander en échange", et d’arriver à la fête la plus belle, remarquée par son seigneur.
Enfin, le conte du lièvre, de la tortue et du vent, nous prouve que ce n’est pas le plus fort qui réussit le mieux et que tricher ne fait pas toujours gagner !
Ce beau spectacle se termine par un joyeux goûter à l’ombre des arbres du square, atténuant le soleil radieux : un comble !


PAROLES DE MISSIONNAIRES
" Un beau clin d’oeil de l’Esprit Saint, de nous donner le soleil pour le spectacle de Ladji Diallo, alors qu’on n’avait pas de plan B en cas de pluie !" Patrice (équipe coordination)
"J’aime les temps de louange du matin. J’ai été très touchée par le témoignage de Thierry Bizot qui était très vrai et authentique." Soline

L’ENTRETIEN DU JOUR : quatre questions à LADJI DIALLO
Equipe du site : En quoi votre conversion a-t-elle transformé votre vie ?
Ladji Diallo : J’ai découvert la paix et le calme intérieur alors que j’étais agité, renfermé, agressif... J’ai compris le message de Jésus : Dieu nous aime malgré tous nos défauts et toutes nos bêtises. Ma conversion a porté beaucoup de fruits : l’approfondissement de mes racines africaines, la découverte de mon talent de conteur, la grâce de fonder une famille... Au début, mes parents ont mal vécu ma conversion, mais ils ont bien vu à quel point ma rencontre avec Jésus me transformait et me structurait...
E.S. : Pourquoi témoignez-vous ?
L.D. : Parce qu’on me le demande ... C’est donc qu’il y a un intérêt. Je le fais avec beaucoup de plaisir. Mon chemin m’étonne encore aujourd’hui. Mon histoire est porteuse d’espérance. Je témoigne pour dire l’espérance qui m’habite : Dieu peut agir dans la vie des hommes.
E.S. : Vous étiez grand adolescent quand vous avez vécu votre conversion et jeune adulte quand vous avez reçu le baptême. Qu’aimeriez-vous dire à des jeunes, en particulier à ceux qui laissent de côté leur foi ?
L.D. : Il ne faut pas oublier que Jésus est vivant. C’est une personne et non une institution ou une idée. La relation que l’on entretient avec Jésus est vivante. C’est important d’avoir ce dialogue, même si l’on est loin de la foi ou dans la révolte. Le message de Dieu est moderne. On en perd souvent la beauté qui est l’ouverture à l’autre. Les jeunes ne doivent pas hésiter à poser des questions sur leurs incompréhensions sur la foi.
E.S. : La prière, c’est important pour vous ?
L.D. : Ah oui ! C’est le pilier fondamental sur lequel tout se greffe et s’organise. Prier, c’est entrer en relation avec Dieu. Plus on entre en relation avec Dieu, plus on a envie de le connaître, plus on a envie de recevoir les sacrements.
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE TÉMOIGNAGE DE THIERRY BIZOT,MARDI 18 JUIN
Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde. (Mt 5, 13-16)

Le soir, les paroissiens sont venus très nombreux pour écouter le témoigange de Thierry Bizot, producteur de télévision, auteur de Catholiques anonymes que son épouse a adapté au cinéma sous le titre Qui a envie d’être aimé ?
Avec beaucoup d’humour, tenant son assistance en haleine durant plus d’une heure, il a raconté sa rencontre avec Jésus et donc sa conversion. Puis il a expliqué ce que Jésus lui apportait :
"Toutes mes angoisses personnelles et récurentes ont été chassées tout doucement par Jésus. "N’ayez pas peur" : cela revient si souvent dans les évangiles. J’en éprouve de véritables bouffées de gratitude."
"Depuis ma rencontre avec Jésus, je ne suis plus le héros principal de ma propre vie et c’est une vraie libération. Je suis un homme."

"Je suis petit parmi les gens petits... Cette découverte m’a donné beaucoup de bienveillance, qui change tout ! A la messe, et partout ailleurs, les gens qui m’entourent sont mes frères et soeurs."
Pour Thierry Bizot, avoir la foi, c’est "comme tomber amoureux, ça donne de la joie, ça rend heureux et ça sert à vivre." Il reconnaît qu’il n’est plus amoureux mais "c’est lorsque l’on n’est plus amoureux que l’on commence à aimer vraiment !"



COUP DE PROJECTEUR : Aujourd’hui le Père Maroteaux reçoit...
Le déjeuner des commerçants initialement prévu dans les jardins du presbytère a été rapatrié à la Maison Saint-Charles à cause de l’incertitude du temps... Peu importent la grisaille et la fraîcheur du jour, une bonne vingtaine de commerçants du quartier ont répondu présents avec enthousiasme à l’invitation du Père Maroteaux. De l’avis unanime, c’est une excellente initiative, mais laissons les commerçants témoigner :

"C’est une très bonne idée. J’ai retrouvé des clients et c’est sympa de pouvoir parler avec eux dans un autre contexte." Brigitte
"Je suis nouveau dans le quartier et ce déjeuner m’a permis de faire connaissanc avec des paroissiens et avec d’autres commerçants. Il y avait une ambiance chaleureuse : c’est vraiment à refaire !" Cyrille
"Je suis un ancien paroissien de St Symphorien, j’y suis né, y ai été baptisé, y ai reçu la première communion... J’ai aussi participé à la création du premier groupe SUF avec le P. Pardonnat en 1971. Je travaille dans le quartier depuis toujours, mais j’habite maintenant sur la paroisse St Antoine. Ce premier déjeuner est une très bonne idée. Grâce à lui, je vais entrer dans l’association des commerçants..." Alain
"C’était sympathique de faire connaissance avec des gens de la paroisse alors que l’on n’habite pas le quartier." Pascale

"Je connaissais le Père Maroteaux de nom et maintenant je l’ai rencontré. Après un moment comme celui-là, on a une vision différente sur le quartier et tous ses habitants. Les jeunes prêtres sont dynamiques et ils essaient vraiment de rapprocher les gens." Frédéric
"C’est une belle initiaitive. On appartient à un quartier et c’est intéressant de pouvoir rencontrer les gens. C’est exactement ce que j’aime dans le commerce de proximité, c’est qu’il fait vivre le quartier." Nathalie
"Cette belle initiative crée une cohésion dans le quartier. Certains commerçants ont fait la connaissance du Père Maroteaux et tous étaient contents. Cela nous permettra peut-être de créer une action commune à la paroisse et aux commerçants lors des fêtes." Monique
Sybille, chargée d’inviter les commerçants au nom du Père Maroteaux, nous confie : " J’ai été impressionnée par l’accueil des 70 commerçants de la rue de Montreuil, Grand-Siècle, Moser et Vauban. Aucun n’a eu peur, ils étaient heureux qu’on les associe à la fête paroissiale. "
Et la conclusion au Père Hascal : " Je suis très heureux de voir que les commerçants ont répondu si nombreux à notre invitation. C’est bien normal de les accueillir à notre tour, eux qui nous accueillent si gentiment dans leurs commerces ! Nous avons pu prendre le temps de faire connaissance."


L’ENTRETIEN DU JOUR : trois questions à Thierry BIZOT
Equipe du site : Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis que vous avez rencontré le Christ ?
Thierry Bizot : Rien n’a changé extérieurement et tou a changé intérieurement. La présence de jésus dans ma vie me donne joie, sérénité et bienveillance. Mon point de vue sur la vie a forcément changé.
E.S. : Quelle a été le réaction de votre entourage et en particulier de votre épouse ?
T.B. : Au début ma femme était inquiète et puis elle a bien vu que cette conversion me rendait plus heureux, plus serein. Elle estime que c’est mon jardin secret. Il y a quelque chose d’intime qui lui échappe. dans mon milieu professionnel j’ai eu peur de passer pour ringard. Mais il y a une soif de spiritualité chez tout être humain et les gens sont plus curieux de connaître mon cheminement que de le juger.
E.S. : Est-ce important pour vous de témoigner ?
T.B. : Je témoigne, à la demande, depuis cinq ans environ, en particulier auprès des jeunes mais je vais désormais freiner un peu cette activité : je souhaite m’engager dans une opération auprès des SDF. En fait, on vient souvent me solliciter parce que je suis le catho de service du monde des médias. En dehors de Michaël Lonsdale, beaucoup plus connu, il n’y a personne... Et puis, témoigner, c’est tout le temps : Jésus se montre à moi quand je parle de lui, alors je parle de lui tout le temps !

PAROLES DE MISSIONNAIRES
"Je suis étonné par le nombre de paroissiens engagés dans la Mission et de personnes qui viennent à toutes les soirées. C’est sans doute une bonne démarche de faire intervenir des forces extérieures, l’ESM, la communauté de l’Emmanuel, pour booster notre paroisse ici et là." Jean-Marie (équipe des photographes)
"Nous avons organisé un dîner de quartier pour toute notre résidence : une cinquantaine de convives, neuf jeunes de l’ESM et le Père Maroteaux se sont retrouvés dans les jardins au pied des immeubles. Il y a des voisins qui fréquentent peu l’église qui ont pu ainsi faire la connaissance de leur curé. Certains se sont dits époustouflés par les jeunes qui donnent neuf mois de leur vie à l’évangélisation." Dominique (équipe dîner de quartier)

COUP DE PROJECTEUR SUR LES ÉQUIPES HÉBERGEMENT ET INTENDANCE
Pour les équipes hébergement et intendance, la Mission Saint-Symphorien se poursuit, mais leur mission propre est accomplie : loger et nourrir les vingt-six jeunes de l’ESM, ainsi que les cinq adultes qui les accompagnaient. Six journées intenses de travail... et de joie !
Vingt-deux familles ont ouvert leur porte pour recevoir la promotion de l’ESM. Ils étaient un ou deux par maison, ont marqué leurs hôtes par "leur discrétion et leur joie", comme le souligne Isabelle. Leur présence était déjà une forme d’évangélisation. Une paroissienne dit avoir été très heureuse de les recevoir : "J’ai été très touchée de leur présence à la maison, car ils étaient à l’écoute de mes enfants, sans imposer quoi que ce soit. Je prie pour eux, mais je sais aussi que nous sommes portés dans leur prière : c’est la communion des saints !". Et cette autre paroissienne ajoute : "En quelques jours, des liens de confiance se sont établis, j’ai eu l’impression que l’on se connaissait depuis logtemps et que je pouvais partager avec eux le quotidien de nos vies, mais aussi ce qui m’habite en profondeur".
Les jeunes, quant à eux, ont été très touchés de l’accueil et de la générosité des paroissiens et ont redit au moment de leur départ leur reconnaissance.
Marie-Aude et son équipe ont assuré à la Maison Saint-Charles sept repas pour une quarantaine de convives affamés... L’évangélisation, ça creuse !
Par roulement, quatre personnes s’occupaient du service et cinq à dix cuisinières apportaient leur plat tout chaud. Marie-Aude qui a dû mettre en place cette organisation reconnaît qu’une semaine avnt leur arrivée tous les postes n’étaient pas comblés et puis providenteiellement tout s’est mis en place : les bonnes volontés autant que les denrées... Les tables sont dressées avec soin et humour : la Mission s’affiche jusque sur les sets de table !

Marie-Aude témoigne : "Les jeunes n’arrêtaient pas de nous remercier avec de grands sourires avant, pendant et après le repas. Ils se souciaient toujours de savoir si nous avions eu le temps de manger quelque chose. Quand ils avaient le temps, ils débarrassaient et ont même fait une partie de la vaisselle un soir ! Ils avaient toujours une intention pour nous pendant le bénédicité et les grâces. C’était super d’être au milieu d’eux, ils nous confiaient les joies ou les peines rencontrées dans la journée, nous avons pu échanger avec beaucoup d’entre eux et goûter leur foi si vivante et joyeuse."conclut-elle.
Cette joie a été visiblement communicative. Isabelle qui s’est engagée dans ce service n’est pas prête de l’oublier ! ’Il y a eu une atmosphère très fraternelle dans l’équipe, dit-elle, avec de franches rigolades ! Et puis c’était intergénérationnel..." Une joie que confirme Marie-Aude : : Certaines personnes s’étaient inscrites pour le service d’un seul repas et sont revenues plusieurs fois.
La première merveille de cette mission a été pour nous de découvrir de nombreux paroissiens que nous ne connaissions pas et de créer des liens fraternels entre nous !


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COUP DE PROJECTEUR SUR LE LUNDI 11 JUIN
" Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux ! (Mt 5, 2)
Ce soir, à la gare de Montreuil, des paroissiens missionnaires étaient présents de nouveau, pour témoigner et partager avec les personnes sortant du train. Le vigile, était toujours là lui aussi, mais il lisait le journal et regardait le programme de la mission. "Gagné !", se réjouit Anne. Et elle ajoute : " J’ai même récité un "je vous salue Marie" avec une dame, qui était catholique il y a longtemps, mais qui ne voulait plus entendre parler de religion. Une blessure... On s’est regardé, on avait toutes les deux les yeux embués ..."
Cette journée a été marquée par la conférence débat de Philippe de Lachapelle, directeur de l’OCH (Office Chrétien des Personnes Handicapées) sur le thème : Les personnes hndicapées nous évangélisent avec une béatitude en toile de fond : Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux ! (Mt 5, 2) Avec beaucoup d’humilité, ponctuant son propos d’anecdotes et d’expériences personnelles, Philippe de Lachapelle ne nous a guère parlé de handicap, mais de bonheur, de communion, d’humanité. Quelques fioretti :
"Nous sommes tous des merveilles aux yeux de Dieu et aux yeux de l’autre et nous avons tous une vocation commune au bonheur. Dans leur grande vulnérabilité les personnes handicapées nous révèlent que nous sommes aimables tels que nous sommes, sans aucune condition."
"Nous sommes faits pour la communion." Le second récit de la Création rappelle bien que le bonheur ne peut commencer que lorsque je me donne à l’autre. "Nous sommes faits pour donner notre vie à la vie de l’autre et recevoir notre vie de la vie de l’autre."
La seule vraie richesse, c’est l’autre, mais on peut l’oublier ou se laisser mener par de fausses richesses qui nous coupent de l’autre comme le jeune homme riche de l’évangile. "La gratuité naît d’un coeur pauvre détaché de l’esclavage des fausses richesses." (Monsiegneur d’Ornellas)
La béatitude "Heureux les pauvres de coeur..." nous invite à consentir à notre fragilité, à reconnaître notre faiblesse. Le pauvre, c’est moi et la personne handicapée dans la gratuité du don d’elle-même nous le révèle. "Dieu se donne dans la faille."
L’expérience de la fragilité nous plonge dans le mystère de la vulnérabilité de Dieu : nourrisson couché sur la paille, serviteur qui lave les pieds de ses disciples, Dieu cloué sur une croix entre deux brigands...
Les personnes handicapées sont au coeur de l’Eglise : elles évangélisent car elles invitent au don purement gratuit. "Une communauté sans personnes handicapées est une communauté handicapée." a dit ("ou aurait pu dire ?" précise Philippe de Lachapelle ) Jean-Paul II.
Dans la société d’aujourd’hui, on essaye d’éliminer le handicap. Le danger est de vouloir éliminer la personne handicapée. Notre peur du handicap est normale mais on n’a pas le droit de la fuir, on doit y faire face. C’est pourquoi il faut "passer de l’individualisme à la communauté, d’une logique d’efficacité à une logique de fécondité."
En guise de conclusion, Philippe de Lachapelle cite deux papes :
"Les personnes handicapées sont des témoins privilégiées de l’humanité." (Jean-Paul II)
"Notre société a besoin de vous ; vous contribuez à édifier la civilisation de l’amour." (Benoît XVI)
et les savourueses paroles de deux personnes handicapées qui nous font réfléchir :
"Il y a des personnes handicapées mentales et des personnes handicapées normales."
"Toi et moi, on est pareil : on a les mêmes différences."
Le site de l’OCH
Recommandée par Philippe de Lachapelle, l’association "A bras ouverts"
Un enregistrement audio et vidéo de la conférence sera bientôt disponible à la suite de cet article. Consultez-le régulièrement...

PAROLES DE MISSIONNAIRES
La rencontre avec les jeunes a été très dynamique : ils ont beaucoup d’élan, de gaieté, de bonheur. J’ai trouvé que les témoignages autour du spectacle Ourra étaient portés par l’espérance. Véronique (équipe d’adoration)
Ce qui m’émerveille le plus, pendant cette mission, c’est de voir des paroissiens de tous âges surmonter leurs craintes et leurs appréhensions, pour aller au devant des habitants du quartier et témoigner de leur foi. La démarche est difficile, l’accueil n’est pas toujours bon, mais ils y vont ! Et c’est beau ! J’espère maintenant que l’esprit missionnaire, qui souffle très fort en ce moment dans notre paroisse, continuera de souffler avec vigueur après le 17 juin, et que nous resterons résolument engagés dans la mission ! Père Hascal

L’ENTRETIEN DU JOUR : trois questions à Philippe de LACHAPELLE
Équipe du site : Qu’est-ce qui a motivé votre engagement auprès des
personnes handicapées ?
Philippe de Lachapelle : C’est une rencontre avec une personne handicapée au sein de l’Arche. Il était difficile, mais me demandait sans cesse, malgré tout, si je restais son ami. Cela rejoignait mes propres interrogations : Est-ce que je suis aimable malgré toutes mes faiblesses ? C’est un véritable chemin de libération et de conversion car Dieu nous aime gratuitement, sans condition. La première démarche pour accepter d’être pauvre, c’est de reconnaître que j’ai besoin de l’autre.
E.S. : Voyez-vous l’Esprit Saint à l’oeuvre auprès de spersonnes hadicapées que vous côtoyez et de leur famille ?
P.L : Oui, bien sûr, l’Esprit Saint est à l’oeuvre dans l’accompagnement les uns des autres. On sort toujours plus humain dans le partage de ses souffrances.
E.S. : L’OCH est placé depuis deux ans sous la protection du bienheureux Jean-Paul II ; pour quelle raison ?
P.L. : L’OCH est sous la protection de Marthe Robin qui a encouragé Marie-Hélène Matthieu à fonder l’OCH et sous celle de Jean-Paul II que j’aii eu la grâce de rencontrer six mois avant sa mort. Nous avons eu un pape handicapé : il n’a jamis cherché à cacher son handicap : il a offert sa souffrance tout en restant pleinement pape. On peut dire qu’il a donné son corps à l’Eglise. "Ma faiblesse, c’est ma force" dit saint Paul.
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE DIMANCHE 10 JUIN : SOLENNITÉ DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST
" Tu es le pain vivant venu du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. " (Jn 6, 51-52)
Voici, en ce dimanche, une belle fête pour nous encourager à poursuivre la Mission...
A l’issue de la messe de 10h00, les jeunes ont réservé aux paroissiens une petite surprise en musique et dynamique, à leur habitude !

Regardez les jeunes danser...
Le déjeuner, pris en famille, a été suivi d’une rencontre à la Maison Saint-Charles : projection du film pris par les étudiants durant la Mission, témoignages, chants, louange et pour finir un bon goûter. Il arrive que la photographe soit photographiée...


COUP DE PROJECTEUR SUR LA PROCESSION DU SAINT SACREMENT
Pour clôturer leur temps de mission à Saint-Symphorien, les jeunes participent à la procession du Saint Sacrement entre la chapelle Sainte-Geneviève et l’église Saint-Symphorien. La pluie n’entame pas la ferveur des prières et des chants.

Et puis, c’est le départ pour Paray-le-Monial...


COUP DE PROJECTEUR SUR LA SOIRÉE COUPLES ET LE FILM "LA BOUTIQUE DE L’ORFEVRE"
" C’est de l’amour que dépend l’avenir." Karol Wojtyla, La boutique de l’orfèvre
Place au cinéma en soirée avec la projection du film réalisé par Paul de Larminat La boutique de l’orfèvre, adapté de la pièce de Karol Wojtyla.
Cette pièce de 1959, est le pendant de son livre Amour et responsabilité sur l’amour dans le couple, dans un genre cher au bienheureux pape Jean-Paul II, sa dernière oeuvre théâtrale rhapsodique, "lieu où seuls l’art et la beauté nous touchent", écrivit-il.
Cette pièce, remarquable par la densité des textes, et la présence des comédiens, met en scène trois couples : Thérèse et André, dans l’expression comblée de leur amour naissant absolu et partagé, en lien avec un appel entendu ; Anna, dans la souffrance de l’amour qui semble épuisé avec son époux Stéphane ; Christophe et Monique, enfants respectifs des deux premiers couples, exprimant leur peur de s’engager, vaincue par l’amour, héritiers tous deux de l’amour de leurs parents. Chaque couple passe par la boutique de l’orfèvre, qui scelle leur alliance à travers l’anneau qu’ils y essaient, et reçoivent le soutien d’Adam qui éclaire leur chemin, dans sa dimension d’éternité, "figure du Christ" pour Martine Loriau, la productrice.
La projection est suivie d’une discussion avec Martine Loriau et Paul de Larminat, qui partagent leur enthousiasme à avoir réalisé cette adaptation. "Ce texte est prophétique, il n’enferme rien, et s’adapte totalement à notre époque. Nous avons tous à gérer l’amour dont nous sommes héritiers.", commente Paul de Larminat.
La soirée se termine en confiant à Marie les couples dans la joie, les couples en souffrance et les couples en chemin, à l’image des trois couples de la pièce.

L’ENTRETIEN DU JOUR : trois questions à Martine LORIAU, productrice du film La boutique de l’orfèvre.
Équipe du site : Qu’est-ce qui vous a poussé à produire ce film ?

Martine Loriau : J’ai eu la grâce de rencontrer Jean Paul II à Castelgandolfo en 1998 et je n’ai eu de cesse alors de monter son théâtre en France. Nous avons d’abord monté la pièce de théâtre en 2000 pour le jubilé, puis l’avons reprise en 2006. Des vidéos et des DVD du spectacle nous étaient souvent demandées. Des rencontres providentielles, la béatification de Jean-Paul II, des mécènes (entre autre les AFC et la Fondation Notre-Dame) ont ensuite rendu possible la production de ce film.
E.S. : Le tournage du film a-t-il touché la foi des acteurs et de l’équipe de production ?
M.L. : La plupart des acteurs sont catholiques mais certains ont vécu une conversion intérieure en jouant dans ce film. Il y a eu un faisceau de circonstances qui nous ont touchés et soudés. Grâce à l’évêque d’Autun, nous avons pu tourner au théâtre d’Autun et la seule semaine disponible était la Semaine Sainte, qui en plus précédait la béatification de Jean-Paul II... Nous avons été accompagnés par un vicaire qui faisait une véritable évangélisation !
E.S. : En quoi ce film est-il un témoignage ?
M.L. : "Venez et voyez" ai-je envie de dire ! Le théâtre de Karol Wojtyla fait découvrir à un monde qui ne sait plus que ça existe ce qu’est l’amour dans son essence véritable. Le bienheureux pape en a parlé avec beaucoup d’intelligence, dans un langage poétique. On peut dire que son écriture est sacrée, pétrie de la Bible, c’est une parole vivante !

PAROLES DE MISSIONNAIRES
Engagée dans l’équipe d’intendance, j’ai eu le plaisir d’être avec les jeunes et de recueillir leur réaction à chaud, lors des repas. Ils sont remplis d’une foi et d’une joie qui revigorent : leur présence est un vrai cadeau. Isabelle (équipe d’intendance)
A chaque mission, on se laisse surprendre. Rien ne se dessine comme on l’imaginait. C’est l’Esprit Saint qui agit. J’ai été très marqué par l’unité au sein de l’équipe de coordination et aussi par la paix insufflée par le curé de votre paroisse qui a fait confiance à ses paroissiens. J’ai le sentiment que la Mission va se poursuivre avec ferveur. Olivier (directeur de l’ESM)
La mission apporte beaucoup à nos enfants. Les jeunes ont chanté, joué avec eux et ils ont été heureux de cela. C’est un beau témoignage, très porteur pour les enfants. Un paroissien
Avec l’accueil sur le parvis, c’est l’Eglise qui vient à nous. Une dame qui s’est arrêtée...
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COUP DE PROJECTEUR SUR LA SOIRÉE DE LOUANGE DU 9 JUIN
" Qui nous fera voir le bonheur ? " (Ps 4,7)
C’est encore une église bien pleine qui se retrouve ce soir pour un rassemblement de louange, animé par les jeunes missionnaires de l’ESM, sur le thème de notre mission "Qui nous fera voir le bonheur", avec une série de saynètes organisées en casting. Et nous voilà tous partis à la recherche de "celui" qui nous le montrera, par l’humour, la danse et le chant, dans une ambiance dynamique de fête !
Sept candidats se proposent au casting, portant chacun une lettre, qui nous permettent d’entendre des maximes du genre "A-t-on du bonheur parce qu’on rit, ou rit-on parce qu’on a du bonheur ?" ou bien "Le bonheur c’est de porter la joie, c’est le don de soi."
Ou encore, par une réécriture du discours de Pierre à la Pentecôte, par le brigadier-philosophe Fougasse-Paul Clavier et ’Saumon’ Pierre, marin pêcheur, son acolyte, on entend : "Le vrai bonheur c’est être l’ami de Jésus" et "C’est bonheur blanc et blanc bonheur !".

Puis, comme "Le bonheur est un chemin", un candidat cherche celui qui va le lui indiquer, pas immédiatement persuadé que le "Suis-moi" de Jésus soit bien solide !
Enfin convaincu, il trouve le bonheur près de Jésus, et se laisse convaincre de le partager aux autres candidats qui tous réunis forment avec leur lettre le mot "BONHEUR" bien entendu !
Et c’est alors le moment pour toute l’assemblée de se tourner vers la source du bonheur, Dieu, avec des chants de louange, avant de recevoir la bénédiction du père Maroteaux, et ses remerciements aux jeunes missionnaires.

COUP DE PROJECTEUR SUR LE SPECTACLE "MESSAGER DE LA BONNE NOUVELLE" PAR L’ESM
"J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. " (1Co 12,1)
Cette après-midi, effervescence dans l’église : les jeunes missionnaires de l’ESM sont en pleine installation de décor, sono, lumières, tests de son... Soudain un chant s’élève derrière les panneaux matérialisant la scène de théâtre, les lumières s’allument et le spectacle commence. Vingt-trois acteurs, trois techniciens nous offrent une comédie musicale sur la vie de saint Paul : sa rencontre avec le Christ sur le chemin de Damas et plusieurs passages de sa vie d’évangélisateur. "Après avoir rencontré le Christ, saint Paul avait l’envie et la flamme d’annoncer la Bonne Nouvelle sur toute la terre en dépit des nombreuses difficultés et de l’opposition. C’est cette force que nous voulions vous transmettre", proclament les jeunes à la fin du spectacle.
Et pendant cinquante minutes, sur un rythme soutenu, les scènes se succèdent : conversion, évasion de Damas, acceptation dans la communauté de Jérusalem, départ en mission, guérisons, évangélisations, arrestation, procès, libération, et conversion du peuple, dans un chant de louange final, ponctuées d’interaction avec le jeune public, pour qui la pièce a été écrite. "Un moyen d’évangélisation large et très accessible depuis les enfants jusqu’aux adultes", explique Grégoire dans le rôle de Paul.
Marcel, dans le rôle d’un soldat romain, rôle du méchant qu’il a fini "par prendre plaisir à jouer", désire "leur faire connaître la joie de saint Paul à avoir reçu le Christ, sa joie de témoigner, joie qui le remplit d’amour".
Tout de cette pièce a été créée par les jeunes missionnaires, du choix du message décidé à vingt-six autour "d’un saint et de la Bible", explique Hélène qui a co-écrit le scénario avec Agnieszka, Alexander, Cécile et Jean-Baptiste... au choix de saint Paul, parce que sa rencontre avec le Christ a changé sa vie, qu’il s’est mis à évangéliser, comme nous sommes tous appelés à le faire", confie Alexander dans le rôle de Silas. En passant par les costumes et les décors nombreux et superbes.
Ils ont tous lu à fond les Actes des Apôtres et ont "sélectionné les scènes les plus parlantes d’évangélisation, montrant le caractère de feu de Paul, en reprenant beaucoup de versets des Actes, dans l’écriture du scénario.", précise Hélène. Karl a même composé la musique d’un chant inédit, dont les missionnaires ont écrit collectivement les paroles, d’après la lettre aux Corinthiens, l’Hymne à la charité.
Ce travail a permis à chacun des jeunes d’approfondir sa foi, comme Alex, dans le rôle d’Ananie, à qui il a "été donné de comprendre que la clé de la vie de Paul est sa rencontre avec le Christ". Hélène de continuer : "ce que nous avons appris de Paul, nous en a rapprochés. Et les belles chose vécues ensemble ont soudé notre promotion."
A les voir jouer avec autant de plaisir et de vérité, les applaudissements nourris du public étaient bien mérités ! Et comme de vraies stars, ils ont même signé des autographes à leur public conquis...
Voir le spectacle "Messager de la Bonne Nouvelle"

COUP DE PROJECTEUR SUR LE SAMEDI 9 JUIN : LA MISSION CONTINUE !
Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire. (Saint paul apôtre à Timothée 4, 2)
Une nouvelle semaine commence pour la Mission avec toujours des rencontres à domicile soutenues par des temps d’adoration à l’église.
Pendant ce temps, la fête bat son plein au Foyer Saint-Louis. Les jeunes de l’ESM y sont passés jeudi matin pour la plus grande joie des résidants. Cyril de Francqueville, le directeur du Foyer, confirme la joie qu’ont semée ces étudiants : "Depuis leur passage, nos résidants chantent dans les couloirs les chants d’Eglise qu’ils ont entonnés. Certains l’ont raconté avec enthousiasme à leur famille."
La bonne humeur demeure : repas champêtre, mini-ferme, danses portugaises, exposition de photos... et en fin d’après-midi une messe d’envoi !


PAROLES DE MISSIONNAIRES
"Pourquoi avoir choisi l’ESM ? Parce que le fait que ce soient des jeunes qui viennent, nous montre que la foi n’est pas réservée aux gens anciens, voir aux gens "moyen-âgeux" comme on peut l’entendre quelque fois dire." Père Maroteaux
"Les rencontres à domicile nous sortent de nos réflexes de peurs. Quelle que soit la réponse des gens, on se laisse faire. Ceux qui ont reçu la lettre du Père curé ans leur boîte aux lettres, nous attendent et nous accueillent très bien ! Souvent, ils sont étonnés, mais heureux d’être dérangés." Antoine Berger, diacre
"J’héberge un jeune de l’ESM pour que mes propres enfants comprennent le sens du partage et de l’accueil. Ouvrir sa porte, c’est important et ces jeunes nous apportent du neuf !" Catherine (équipe hébergement)
"L’évangélisation que j’ai pu vivre aujourd’hui, c’était de la joie que j’ai pu partager avec Clotilde, mon binôme, et avec tous ceux que j’ai rencontrés." Marcel (ESM)
"Le contact avec les jeunes donne un élan incroyable. C’est touchant et enthousiasmant ! On reçoit plus qu’on ne donne." Marie (équipe intendance)
"Les rencontres à domicile sont parfois frustrantes car il y a beaucoup de portes fermées. Mais j’étais accompagné par une étudiante de l’ESM qui a été un vrai ange gardien !" Jean-François (équipe des rencontres à domicile)
"Je trouve que ces jeunes de l’ESM sont formidables et proposent de belles initiatives. La soirée Miséricorde d’hier était très belle. Ils sont l’Église catholique de demain et c’est beau de voir qu’ils prennent le relais." Nicole
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE VENDREDI 8 JUIN : ACCUEILLIR LA MISÉRICORDE DE DIEU

" La miséricorde de Dieu, sans fin je la chanterai. " (Ps 89, 2)
Une soirée Miséricorde ? Qu’est-ce que c’est ?
C’est une belle occasion de rencontrer Jésus dans la prière et de recevoir la miséricorde de Dieu dans le sacrement de la réconciliation.
"Jésus, j’ai confiance en toi."
C’est d’abord un joyeux temps de louange partagé avec les jeunes de l’ESM.
Puis un mime dépouillé mais très expressif, sur fond de musique, a illustré la miséricorde du Seigneur : une jeune fille avec un cœur et un jeune homme avec une rose se rencontrent, échangent le cœur et la rose, mais le jeune homme déchire peu de temps après le cœur et la jeune fille, désespérée, tombe : elle est alors tentée successivement par l’alcool puis par la futilité du paraître (beauté). A chaque fois le cœur se déchire un peu plus. Le Seigneur arrive se penche vers elle, lui tend la main et lui offre un cœur différent et encore plus beau que celui qu’elle a perdu ; elle finit par le prendre, se relève, découvre son bonheur et danse de joie.
C’est ensuite le témoignage bouleversant de Jean-Marc et Sabine, plongés dans un bain de miséricorde alors que leur couple était en instance de rupture : Jean-Marc, qui n’avait plus de pratique religieuse depuis longtemps a reçu, à Ars, une effusion de l’Amour du Seigneur qui lui a fait saisir d’un coup combien le Seigneur l’aimait d’un amour miséricordieux.
Enfin c’est un Coeur à coeur vécu dans l’adoration ; il était proposé de venir se confesser ou de déposer une intention au pied du Saint-Sacrement et de prendre dans une corbeille une « Parole de vie ». Des groupes de miséricorde permettaient également à ceux qui le souhaitaient de partager leur intention et de prier ensemble. Le choix et la beauté des chants ont contribué au profond recueillement de l’assemblée.

COUP DE PROJECTEUR SUR L’ÉVANGÉLISATION A LA GARE DE MONTREUIL
Huit jeunes de l’ESM se sont installés sur le côté en chantant et en priant avec une guitare ce qui procure une ambiance festive, bon enfant, pleine de simplicité et de vérité. Six à huit personnes de la paroisse distribuent l’1visible, journal catholique gratuit, et des tracts des différents évènements de la mission. Certains entrent en dialogue avec les passants sur le parvis. Le vigile surveille la scène avec un brin de méfiance : "On a presque l’impression qu’il va nous mordre ...", confie une paroissienne. Mais il n’est pas intervenu, et des rencontres ont pu se faire !

Voir une vidéo sur l’évangélisation à la gare de Montreuil

PAROLES DE MISSIONNAIRES
"L’évangélisation en gare de Montreuil s’est très bien passée même si certains ont des mines un peu tristes. On essaye de leur glisser un sourire et parfois les gens commencent à discuter... L’oeuvre de l’Esprit Saint règne ..." Anne (équipe de coordination)
" Depuis deux jours je fais des visites à domicile, et nous sommes vraiment bien accueillis. Nous arrivons chez les uns et les autres avec beaucoup de simplicité et d’enthousiasme. Finalement, il suffit d’être vrai dans nos relations comme devant Dieu et tout est plus facile ! La mission commence à être très belle et on sent une saine effervescence chez les paroissiens !" Anne (équipe des visites à domicile)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LA SOIRÉE AVEC LES JEUNES
Quand des jeunes rencontrent des jeunes, que font-ils ? La fête !
La Maison Saint-Charles retentit jeudi soir de joie ! Les jeunes de l’ESM rencontrent les 18-25 ans de la paroisse. Après un dîner "partagé dans une atmosphère sympathique", les voix et les jambes ont besoin de s’activer. Les instruments sortent de leurs étuis, on gratte la guitare et l’on se met à chanter, à danser, à louer le Seigneur. Un sketch sur les évangiles alterne avec de beaux témoignages : en toute simplicité, les jeunes disent ce qu’ils vivent au cours de cette année donnée pour se former, approfondir sa foi et évangéliser.

Et c’est parti pour une soirée festive que l’on aurait bien poursuivie un peu plus tard dans la nuit...

COUP DE PROJECTEUR SUR LE JEUDI 7 JUIN : A LA RENCONTRE DE SON PROCHAIN...
" C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. " (Rm 8, 15)

Depuis hier un accueil est organisé sur le parvis de l’église par des paroissiens heureux de discuter avec ceux qui passent ou s’arrêtent. Les portes de l’église restent ouvertes : on la visite, on la découvre, on y prie, on partage un moment avec les gens de l’accueil, on se renseigne sur les activités de la Mission...
Les rencontres à domicile ont repris : les paroissiens sont maintenant accompagnés par les jeunes de l’ESM, avec de belles rencontres et des moments plus arides....
"Seigneur, tu sais bien combien j’ai hésité avant de m’engager dans les rencontres à domicile : j’aime tellement mieux me cacher dans le silence de la prière... Et puis j’ai tant d’autres choses à faire !
Tu connais aussi la joie qui a envahi mon coeur quand j’ai dit :"Oui !". Elle venait bien de toi, comme l’étonnante confiance qui m’a habitée en attendant de me lancer sur la route !
Au départ, notre sœur la pluie nous a si gracieusement accompagnés et puis frère soleil enfin qui l’a remplacée !
Je te rends grâce, Seigneur, pour le jeune de l’ESM qui m’a guidée sur ce chemin d’évangélisation. Et pourtant nous n’avons rencontré personne, que des portes qui se ferment ou des coups de sonnettes qui restent sans réponse... Donne-moi d’accueillir ce désert avec amour.
Je te rends grâce, Seigneur, pour les fruits qu’auront portés les visites des autres missionnaires. Je te confie toutes les personnes dont je n’ai entendu que le son de la voix à travers un interphone, celles qui sont restées derrière leur fenêtre, celles qui étaient absentes et aussi les chaises vides de l’église qui resteront inoccupées...
Je n’ai rencontré personne, mais je n’ai pas perdu mon temps, Seigneur, puisque je te l’ai donné. Merci !

L’ENTRETIEN DU JOUR : trois questions au Père Antoine Bergeret, aumônier de l’ESM, chapelain à Paray-le-Monial
Équipe du site : Mon père, pourquoi est-ce si important de témoigner ?
Père Antoine Bergeret : L’expérience de l’amour de Dieu se vit de manière personnelle. Pour que les gens puissent se rendre compte que l’amour de Dieu peut transformer leur vie, il faut le leur dire, leur faire découvrir qu’elles peuvent le vivre. L’amour nous presse, dit saint Paul. Le Seigneur nous remplit d’amour et c’est un besoin de la partager !
E.S. : Comment voyez-vous l’Esprit Saint à l’œuvre à l’ESM ?
P.A.B. : L’esprit Saint est à l’œuvre de différentes manières... D’abord au cœur de l’Eglise par les sacrements. Et puis par une ouverture à sa puissannce, il nous guide, il nous conduit. On vit parfois des appels intérieurs et quand on y répond on voit bien que ça ne vient pas de soi... Les jeunes à l’ESM le vivent et nous en sommes les témoins.
E.S. : Comment vivez-vous les missions quand vous êtes "sur le terrain", comme ici à Saint-Symphorien ?
P.A.B. : Dieu se donne dans des événements. Donc nous vivons les missions de façon très concrète. Pour nous c’est une réponse à un appel, pour partager ce que l’on vit de manière très simple... Nous avons le souci de nous ajuster à ce que nous demande le Seigneur selon les les circonstances et les lieux...

PAROLES DE MISSIONNAIRES
" Par les visites à domicile, j’ai découvert la réalité d’une paroisse qui est vraiment éclatée en deux pôles : il y a les catholiques pratiquants et ceux qui éprouvent indifférence ou ressentiment vis à vis de l’Eglise et qui se sentent parfois abandonnés. J’espère que la Mission sera un levier qui continuera à nous faire sortir de notre église." François (équipe des rencontres à domicile)
" Je vis la Mission avec bonheur... dans notre équipe synodale, nous avions été confrontés à des personnes non pratiquantes qui nous demandaient comment rejoindre l’Eglise. Et voilà que la Mission leur apporte des réponses ! Oui je suis heureuse !" Sylvie (équipe café de parvis)
"Je trouve très beau, dans les visites à domicile, de les partager avec un binôme que l’on ne connaît pas, mais qui nous est donné. Devant chaque porte fermée, nous avons dit un "Je vous salue Marie". Nous menons des vies urbaines et c’est aussi par la prière que nous pouvons transmettre le Christ." Anne (équipe des rencontres à domicile)
"La Mission ? C’est fabuleux, c’est une nécessité ! Il faut des temps forts mais il faudrait aussi continuer à avoir des actions comme celle des rencontres à domicile en temps normal. Les gens en ont besoin et ne sont pas étonnés de nous voir arriver..." Antoine Berger, diacre
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COUP DE PROJECTEUR SUR LES DINERS DE QUARTIER
Chez des particuliers, dans les halls d’immeubles et même dans
les rues bloquées pour la soirée ont eu lieu une dizaine de dîners de quartier. Inviter ses voisins au nom de la paroisse, tel était le principe des ces repas partagés dans la simplicité et la convivialité.
"Créer du lien, c’est la base de la rencontre, affirme Arielle, coordonatrice avec son mari François de ces dîners de quartier. On se rend compte que c’est parce que l’on discute autour d’un verre que l’on peut parler de la paroisse, poursuit-elle. Cela n’aurait peut-être pas été possible autrement. La rue Guynemer, à deux pas de l’église, a rassemblé les habitants de tout le coin. "Notre traditionnel dîner de rue s’est transformé en dîner paroissial, explique Isabelle, et nous avons fait signe aux habitants des rues avoisinantes. Résultat : une bonne centaine de personnes se sont retrouvées autour d’un buffet garni par chacun des convives.
Pour ceux qui n’osent pas franchir la porte de l’église, venir à ce dîner est l’occasion de prendre contact avec la paroisse et avec l’Eglise, bien présente grâce aux jeunes de l’ESM qui se sont répartis entre les différentes rencontres. C’était l’occasion de parler un peu plus longuement avec eux et de découvrir leur expérience à l’ESM. "Je ne connaissais pas cette école, dit François, je trouve que c’est formidable !" Les prêtres étaient présents, eux aussi, et parfois à deux dîners successifs afin de rencontrer paroissiens et habitants du quartier, comme le Père Maroteaux qui a navigué de l’avenue de Paris à la rue Guynemer, juste le temps de constater que cette démarche renforce aussi les liens entre les paroissiens. "Nous avons effectivement vécu l’organisation de ce dîner avec beaucoup de complicité et et de connivence" confirme Arielle.
"Mon implication est modeste, confie François, mais je trouve l’initiative superbe. Cette Mission est une remise en responsabilité de chacun : cela nous remet en marche pour porter le quartier dans la prière et lui annoncer la Bonne Nouvelle."



COUP DE PROJECTEUR SUR LE MERCREDI 6 JUIN : LOUANGE, ÉVANGÉLISATION et CONVIVIALITÉ
Laissez venir à moi les petits enfants. (Mt 19, 14)
Après un première nuit en famille, voilà les jeunes de l’ESM à l’œuvre pour nous soutenir dans notre démarche missionnaire.

La journée d’un jeune de l’ESM en mission à la paroisse Saint-Symphorien ne manque pas d’occupations, du matin jusqu’au soir !
Aujourd’hui, comme les autres jours, tout commence par une joyeuse louange suivie de la messe et d’un bref temps d’adoration... Bref, car ils étaient attendus par les groupes de caté.
Alexandre a lu aux enfants la parabole de la pêche miraculeuse puis a discuté avec eux de cette parole de Dieu ; il a trouvé son groupe "très respectueux et à l’écoute".
Mayeule et ses amis ont mimé la parabole de l’enfant prodigue pendant que des lecteurs lisaient la page d’évangile à plusieurs voix. "Ensuite les enfants nous ont remplacés pour mimer les rôles, dit-elle. Ils étaient contents de participer et nous avons pu parler du pardon. Le prêtre qui nous accompagne leur a expliqué combien Dieu nous aime malgré nos faiblesses."

Puis le déjeuner pris en commun à la Maison Saint-Charles est joyeux. Il faut dire que l’équipe d’intendance a bien fait les choses afin de satisfaire les appétits et régaler les palais. Il est vrai aussi que la joie déborde facilement de leur cœur ! Ce fut un joyeux moment de rencontre entre les missionnaires ESM et les jeunes paroissiens, engagés pour animer les jeux de l’après-midi dans les parcs. A entendre les rires, le courant est bien passé entre eux ! Les uns expliquant aux autres ce qu’ils vivaient sur la paroisse ou à l’ESM, et les raisons de leur engagement.

En début d’après-midi, mercredi oblige, place aux jeux avec les enfants dans les jardins du quartier. Une heure passée dans quatre parcs : le square Blaise Pascal pour les amateurs de foot, et les parcs de l’Ecole des Postes, des musiciens italiens et de la Bonne Aventure, avec jeux apportés et organisés par les jeunes de l’ESM (chamboule-tout, pêche à la ligne, chats...) et encadrés conjointement avec de jeunes paroissiens. Un bon moment, malheureusement trop court, entre les jeunes et les enfants, et qui a aussi permis de dialoguer avec leurs parents sur la démarche missionnaire de la paroisse. "C’était très sympa, et les petits ont été déçus quand nous sommes partis !", confie Benoît, jeune paroissien.

Puis très vite retour à l’église Saint-Symphorien pour installer le décor et la sono d’un spectacle sur saint Paul : Le Messager de la Bonne Nouvelle. Chaque jeune a un rôle à tenir, soit sur la scène soit dans les coulisses. Grégoire qui incarne saint Paul dit dans un grand sourire : "C’est exigeant !"

Le spectacle est à peine terminé qu’ils filent à la gare de Montreuil. Les voyageurs en arrivant à Versailles ont la surprise d’être accueillis par des jeunes et des paroissiens qui leur parlent du bonheur en Dieu !
Enfin la journée se termine par un dîner de quartier...

PAROLES DE MISSIONNAIRES
" Nous avons reçu un très bel accueil dans les familles. On sent que les paroissiens se sont déjà mis en route." Xavier (ESM)
" A chaque événement, il y a de plus en plus de monde ; c’est donc que la paroisse se met en marche. J’ai été très touchée par le témoignage de Jean-Pierre Deteix que j’ai trouvé bouleversant." Sybille (équipe de corodination)
"C’est en regardant Dieu et en regardant les autres que l’on trouve le chemin du bonheur." Mayeule (ESM)
"Je poursuis avec le café de parvis le rôle que je tiens à l’accueil du presbytère. Je vais à la rencontre des gens et on se rend compte qu’il y en a beaucoup qui croient en Dieu et qui se sont éloignés de l’Eglise parce qu’ils n’ont pas trouvé quelqu’un pour les écouter. Ici les gens savent qu’ils ne nous reverront pas et ils confient volontiers leur souffrance et leur révolte, ce qu’ils n’oseraient pas dire à un prêtre par exemple. " Monique (équipe café de parvis)
"La Mission donne un véritable entrain à chacun : on peut dire que la Mission entraîne la Mission ! Une réelle fraternité se développe, il n’y a plus de barrière puisqu’on fait tous la même chose : annoncer la Bonne Nouvelle." Marie-José (équipe de coordination)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LA SOIREE DE TEMOIGNAGE "OURRA" du MARDI 5 JUIN
" Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. " (2 Co 12, 10b)
La soirée commence par une heure de prière et de louange animée par les jeunes du Groupe des Jeunes post JMJ de la Communauté de l’Emmanuel à l’église Saint-Symphorien.

Puis Eric Libault, le compositeur, ainsi que quatre acteurs et chanteurs de la comédie musicale OURRA, témoignent de la formidable aventure vécue dans l’Esprit Saint par 200 bénévoles depuis 3 ans.
Laissons-leur la parole :
Emmanuel Thiriez, acteur et chanteur dans le rôle de St Pierre : " Notre mission était de toucher le coeur des spectateurs. Allions-nous la remplir ? Oui, quand on lit les messages envoyés, si touchants qu’ils m’ont fait pleurer."
Eric Libault, librettiste compositeur : "Cette comédie musicale nous a permis de toucher des personnes qui ont soif et faim. Tous les soirs quelqu’un pleurait dans la salle. Malgré les difficultés qui ont émaillées l’aventure, nous avons tous offert une petite part de volonté au service de la volonté de Dieu. L’Esprit Saint a utilisé notre volonté, qui a permis collectivement de déplacer 22000 personnes ! "
Bénédicte Bailbi, actrice et chanteuse dans le rôle des femmes, partageant la mise en scène avec Jean-Philippe Bourrois : "J’ai rejoins la mise en scène lorsque le metteur en scène nous a lâché deux mois avant la première représentation. J’en aurai été incapable si je n’avais pas été aidée au delà, par l’Esprit Saint. Eric avait pour but que le message des Actes touche au moins une personne. C’est nous qui avons été les premiers touchés !"
Etienne Maraval, acteur dans le rôle de l’Esprit Saint et du Jardiner :" Mon texte, tiré des Actes des Apôtres, prononcé dans le spectacle, a permis à la parole de tomber directement au fond de mon coeur, sans plus de barrière intellectuelle."
François Barbé, acteur et chanteur dans le rôle de St Paul : "J’ai été porté pendant trois ans par la proximité et l’échange de sentiments très forts au sein du groupe. Le chemin de St Paul représente le chemin de tout homme dans l’Eglise : cet homme de conviction forte est retourné par Dieu et met sa force au service de Dieu."
Et Eric Libault poursuit en expliquant la célèbre citation de St Paul, qu’il a reprise dans l’un des chants phare de la comédie musicale : "Paul s’est aperçu que sa force n’est rien. C’est quand il est faible que Dieu le rejoint, et qu’il trouve alors en Lui sa vraie force."

COUP DE PROJECTEUR SUR LE MARDI 5 JUIN : LES JEUNES DE L’ESM ARRIVENT À VERSAILLES !
" Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. " (Jn 15, 11)
Ils étaient annoncés à 18 heures et quelques minutes avant l’heure dite le ballet des voitures parties de Paray-le-Monial commençait dans la cour de la Maison Saint-Charles. On s’ébroue, on se salue, on se découvre, tandis que Patrice accueille les vingt-six jeunes de l’ESM, ainsi que les trois adultes et le prêtre qui les accompagnent. Les sourires éclairent les visages.
Puis les familles d’accueil et les jeunes se retrouvent pour un beau temps de louange dans l’église : la jeunesse entraîne par des chants joyeux, entrecoupés de moments de silence, toute l’assistance. La répartition dans les familles permet à chacun d’être plus personnellement accueilli. Le tee-shirt de la Mission leur est offert : c’est parti !
Oui, nous pouvons dès maintenant rendre grâce à Dieu pour la présence de ces jeunes parmi nous !




PAROLES DE MISSIONNAIRES
« J’en entendu de très beaux témoignages des personnes qui ont fait les visites à domiciles. La mission amène la communauté à aller vers son prochain. » Anne (équipe de coordination)
« Je suis heureux de sentir que la communauté se mobilise pour la mission. Il y a une vraie ébullition ! La communauté paroissiale prend bien la mesure de la démarche de la mission. » Père Maroteaux
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE LUNDI 4 JUIN : VISITE ET TÉMOIGNAGE
" J’étais malade et vous m’avez visité ." (Mt 25, 36)
Il est 16h45 : un petit groupe de têtes blondes entre dans l’église Saint-Symphorien, guidé par Edouard qui mène la visite. Tout commence par une question : « Pourquoi y a-t-il une église dans le quartier ? » Et Edouard les achemine vers la réponse : « Parce que Dieu vit au milieu des hommes. » En quelques minutes, quelques lieux - l’autel, le Saint Sacrement, la statue de Notre Dame du Refuge, le choeur et ses apôtres - quelques questions et réponses bien ciblées, le guide et les visiteurs vont à l’essentiel ! Une petite séance de caté interactive dont les enfants ressortent contents.


D’autres visites sont proposées aux enfants : lundi prochain, 11 juin, et jeudi 14 juin, à 16h45… Qu’on se le dise !
L’église ne reste pas longtemps vide.
Devant un auditoire majoritairement jeune, Jean-Pierre Deteix offre son témoignage bouleversant. Il évoque ses blessures d’enfance, des incompréhensions dans lesquelles lui-même s’enfermait et le voilà vite pris dans la spirale infernale des addictions : tabac, alcool, drogue. Il lui a fallu de nombreuses rencontres humaines et la grâce de Dieu pour qu’il parvienne à s’en sortir. Avec sincérité et humilité, il raconte le cheminement qui l’a amené à confier sa vie au soin de Dieu, la confession douloureuse suivie le soir même d’une eucharistie, la renaissance à une vie normale grâce à la foi : « La foi m’a fait voir la vie avec d’autres yeux. »
Ecouter le témoignage de Jean-Pierre Deteix

L’ENTRETIEN DU JOUR : trois questions à Jean-Pierre Deteix
Equipe du site : En quoi la rencontre avec le Christ et la foi ont-elles changé votre vie ?
Jean-Pierre Deteix : C’est une révolution ! Quel cadeau de rencontrer le Christ ! Comme m’a dit un de mes amis, je suis passé des spiritueux au spirituel ! C’est par grâce que la foi entre et la foi c’est le carburant de l’homme, l’énergie de l’amour de Dieu. L’homme est perdu sans amour. En venant je pensais au slogan publicitaire « Il est fou Afflelou ! », mais c’est Jésus qui est fou : pardonner ses ennemis, ça dépasse l’entendement !

E.S. : Pourquoi témoignez-vous ?
J.P.D. : Je réponds à un appel. J’ai commencé à témoigner à la demande du Père Dominique Rey, avant qu’il ne soit évêque de Toulon, qui me l’a demandé à brûle pourpoint, le matin pour le soir même, à l’église de la Trinité. Et quand le Seigneur ouvre une route, on ne sait pas où il nous emmène… De fil en aiguille j’ai témoigné à la radio, à la télévision et maintenant j’interviens très souvent dans les établissements scolaires.
E.S. : Quelle est la place de la prière dans votre vie ?
J.P.D. : Je prie avant d’entreprendre quoi que ce soit : sur mon scooter avant de venir ici, avant de bricoler avec un ami ce matin, avant de dormir… La prière, c’est la gymnastique de l’âme. Je commence seulement à comprendre le sens de la prière permanente… Quand je prie, je ne suis pas attaqué par les tentations ou par les peurs…

PAROLES DE MISSIONNAIRES
« Depuis le début de la Mission, je suis davantage dans la prière, vraiment portée par l’Esprit Saint. Je me lève le matin avec des chants de louange aux lèvres ! Il y a toujours beaucoup de détails à régler dans la journée et pourtant tout se dénoue facilement : c’est bien l’Esprit Saint qui est présent. » Laurence (équipe de coordination)
« Je voulais faire quelque chose pour la Mission : c’est important de s’engager. J’aime les enfants et on peut faire beaucoup de caté simplement par la visite de l’église. » Edouard (équipe de la visite de l’église)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE DIMANCHE 3 JUIN : SOLENNITÉ DE LA SAINTE TRINITÉ
" Allez donc ! De toutes la nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ." (Mt 28, 20)
En ce premier dimanche de Mission, solennité de la sainte Trinité, les messes se
succèdent comme à l’accoutumée. Aujourd’hui les paroissiens ont cependant la surprise de découvrir leur église ornée de magnifiques bannières à l’effigie des saints qui nous accompagnent chaque jour de la Mission. (Vous en retrouverez la liste sur le programme). Les saints sont nos compagnons de route, des modèles qui nous guident vers chacune des Personnes de la Sainte Trinité.
La bannière de saint Symphorien est l’oeuvre d’Annick, une paroissienne aux doigts de fée qui l’a brodée à l’occasion du jubilé de l’an 2000. Les autres bannières ont été confectionnées par des dames de l’association "Bannières 2000" qui les a prêtées. Leur histoire remonte à 1986 quand l’Association pour le XVe Centenaire du Baptême de la France entreprit une neuvaine afin de préparer la célébration de cet anniversaire et eut l’idée de confectionner de nouvelles bannières. Sans aucun autre moyen que le mot d’ordre " Broderie et Prière ", sur un même satin blanc, bordé d’un galon vieil or constellé de croix, les images des saints se sont multipliées au fil de la prière.
En soirée, une première conférence a réuni une centaine de paroissiens autour de michel Raynaud sur la présence de Dieu dans la vie quotidienne. Avec clarté il a balyé quelques unes des composantes de nos vies, éclairées par la Parole de Dieu :

le travail, présenté comme un don de Dieu : "Nous sommes à l’image de Dieu dans notre capacité à travailler et à procréer. Dieu est un grand travailleur. Par notre travail, il nous est donné d’achever la Création. S’appuyant sur La doctrine sociale de l’Eglise, il a insisté sur le fait que travail et diginté de l’homme sont intimement liés.
le temps qu’il est inutile de vouloir gérer puisque nous n’en sommes pas les maîtres. Mais il faut apprendre à nous gérer dans le temps en vivant pleinement le moment présent donné par Dieu, sans ressasser le passé, sans s’angoisser pour l’avenir... ce qui n’empêche pas d’anticiper et de faire des projets.
le stress qui est lié à notre peur de ne pas réussir... Il a rappellé que dans l’évangile de la Samaritaine, "Jésus est fatigué mais n’est pas stressé car il se reçoit sans cesse du Père au moment présent."
la prière : "c’est notre oxygène. L’adoration est le secret de la vie quotidienne".

L’ENTRETIEN DU JOUR : trois questions à MICHEL RAYNAUD
Equipe du site : Comment parvenez-vous à vivre votre foi dans le quotidien de la vie ?
Michel Raynaud : J’ai eu la grâce extraordinaire de "tomber dans la marmite" dès la petite enfance ! Mon père passait la nuit en adoration le premier vendredi du mois. Cela m’a beaucoup marqué : le matin nous prenions notre petit déjeuner ensemble puis chacun partait de son côté, moi au collège et lui à son travail. Ensuite à vingt ans j’ai eu la joie de rencontrer Marthe Robin et cette rencontre m’a aidé à mettre le Seigneur à la première place. Il m’a fallu plusieurs conversion successives pour le mettre au coeur de ma vie professionnelle.
E.S. : Vous intervenez dans le cadre d’une mission paroissiale : pourquoi témoigner de sa foi vous semble-t-il important ?
M.R. : C’est fondamental ! Le monde du travail est un lieu d’évangélisation. Dans mon bureau j’avais placé une icône de la Sainte Vierge afin qu’elle accueille tous ceux qui franchissaient la porte. J’ai aussi initié un groupe de prière avec des collègues... J’aime beaucoup cette phrase du pasteur Roberts : "L’évangélisation sans adoration, c’est du prosélytisme ; l’adoration sans évangélisation, c’est de l’évasion."
E.S. : Les chrétiens manifestent-ils assez leur foi dans la vie civile, sociale, professionnelle ?
M.R. : Les chrétiens doivent absolument dire leur foi face aux défis de la société auxquels nous allons être confrontés : euthanasie, mariage homosexuel... C’est le péché originel que l’on vit ! Il y a un véritable combat entre l’homme qui se prend pour Dieu et l’homme qui s’agenouille devant Dieu. Si nous avons peur d’afficher qui nous sommes, alors qui sommes-nous ?

PAROLES DE MISSIONNAIRES
"Les rencontres à domicile ont un intérêt certain. Tous les gens, même ceux qui sont loin de l’Église, trouvent que ce qui est fait avec la Mission est génial. Tout cela montre qu’elle est utile. C’est la première fois que je faisais ce genre de démarche et ça m’a apaisé, j’ai envie de recommencer car cela fait tomber des a priori d’amour-propre." Bruno (équipe de coordination)
"Cette Mission rayonne vraiment de joie. L’Esprit Saint insuffle une joie et un enthousiasme qui sont palpables. Le Père Maroteaux avait écrit dans un éditorial que la Mission était un débordement de l’amour de Dieu : c’est exactement ce que nous sommes tous invités à vivre et à partager ! " Laurence (équipe hébergement)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LE SAMEDI 2 JUIN : LA MISSION DÉMARRE !
" Hors de moi, vous ne pouvez rien faire. " (Jn 15, 5)

C’est donc tout naturellement que la Mission Saint-Symphorien a démarré ce samedi 2 juin par une messe réunissant une nombreuse assistance. Le Père Maroteaux a l’issue de la messe a envoyé en mission les premières personnes engagées dans les visites à domicile.
Sur le parvis de l’église, Paul Clavier encourage les missionnaires, rappelant que nous n’avons pas souvent l’occasion de faire ce que le Christ nous a demandé de faire : annoncer la Bonne Nouvelle ! Aujourd’hui, saisissons cette occasion !
"Nous sommes là pour que le nom de chacun soit inscrit dans le coeur de Dieu. Nous ne sommes pas des pros du porte à porte mais des ambassadeurs du Christ, explique Paul. C’est en proposant la foi que nous portons dans des vases d’argile que nous allons redécouvrir aussi notre foi."
Et Paul termine par un acrostiche... ou un acronyme (selon que l’on y voie un poème ou un sigle !) :
E comme ÉCOUTER tout ce que nos frères ont besoin d’exprimer.
S comme SOURIRE : "Qui nous fera voir le bonheur ? " (Ps 4, 7)
P comme PRIER : la prière doit nourrir notre démarche missionnaire.
R comme RÉCONFORTER les souffrances que nous pourrons découvrir.
I comme INVITER : l’Eglise et la paroisse offrent de multiples propositions.
T comme TÉMOIGNER de sa propre rencontre avec le Christ.
Sous un beau soleil, les paroissiens partent en mission, tandis que devant le Saint Sacrement les premiers adorateurs portent leurs frères dans la prière.





PAROLES DE MISSIONNAIRES

"Les rencontres à domicile ? C’est très facile et très joyeux et pourtant nous étions un binôme de deux novices." Louis-Frédéric (équipe des rencontres à domicile)
"Je crois que le Christ c’est l’amour et il faut qu’il se manifeste dans le monde. L’amour est accessible à tous : tout le monde a envie de donner et de recevoir, d’aimer et d’être aimé. L’adoration, c’est ma façon de participer à la Mission." Anne (équipe adoration)
"Je suis frappé par la qualité de l’accueil des gens. Ils parlent volontiers, alors que, nous avons tendance, moi le premier, à nous retrancher dans notre confort." Olivier (équipe des rencontres à domicile)
"Nous sommes émerveillés par tout ce qui se vit déjà depuis ce matin. Les gens sont contents. Les retours des premières visites à domicile ont été très émouvants." Marie-Anne (équipe de coordination)
"Les gens sont contents d’être informés de ce qu’il se passe dans la paroisse et sont reconnaissants de notre présence." Jean-Marc (équipe des rencontres à domicile)
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COUP DE PROJECTEUR SUR LA VEILLÉE DE PRIERE DU 1er JUIN
" Frères, ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu " (Rm 8, 14)
En cette veille de célébration de Mission paroissiale et de confirmation pour vingt-deux collégiens, une belle veillée a réuni confirmands et paroissiens pour invoquer l’Esprit Saint.

"Notre foi est une histoire de relation, annonce d’emblée le Père Hascal. Elle nous donne de croire que Dieu nous aime comme un Père : c’est l’Esprit Saint qui nous permet de le comprendre et de le vivre. Et il faut pour cela nous laisser conduire par l’Esprit Saint comme le dit saint Paul."
Guidée par les sept dons de l’Esprit, la veillée laisse d’abord la parole à trois témoins :
Matthieu et Maÿlis, un jeune couple, témoignent de la présence de l’Esprit Saint dans leur cheminement personnel puis commun et conjugal : "L’Esprit Saint nous simplifie, nous unifie, pour que nous nous aimions."
François, père de famille, paroissien, attentif aux dons de l’Esprit, offre un témoignage d’unité dans la vie quotidienne : "Ma vie est une offrande grâce à l’Esprit Saint."
Alix a vécu une année à l’ESM (Emmanuel School of Mission) il y a deux ans. Sa soif de chercher Dieu, d’approfonir sa foi et de témoigner s’y affirment davantage et elle y fait de belles expériences d’évangélisation : "Dieu est immense. Evangéliser, c’est être là pour une personne et l’aimer. C’est l’Esprit Saint qui agit."

Puis un temps d’adoration permet une prière personnelle. Toutes les intentions de chacun, déposées en procession devant le Saint Sacrement, seront portées dans la prière par les Soeurs Servantes du Sacré Coeur.
Chants de louange sur les lèvres, coeur dans l’action de grâce, bougies à la main, signes de la lumière de l’Esprit, les veilleurs quittent l’église dans la nuit. L’Esprit Saint est à l’oeuvre.

Le mot d’ouverture du Père Maroteaux
« La mission paroissiale s’inscrit dans un dynamisme pastoral qui a vu naître les dimanches du caté, les sessions Alpha, les rencontres After, le patronage... tout ce qui aide les gens à découvrir que l’Eglise s’intéresse à eux et qu’elle a quelque chose à leur proposer. Je suis parti du constat que bien que notre communauté chrétienne soit importante, dynamique et chaleureuse, ceux qui connaissent le Christ deviennent minoritaires. Dans certaines parties du quartier, très peu ou pas d’enfants viennent au catéchisme. J’ai voulu saisir la communauté de cette question : Comment faire connaître le Christ au delà de nos murs ?
Nous ne devons pas oublier ceux qui sont à notre porte et n’osent pas venir. Cette mission veut permettre à la communauté de prendre conscience qu’elle doit être évangélisatrice : l’Esprit Saint passe par les hommes. »
Père Maroteaux
Et la bande annonce de la mission :




